Le gibier de notre région peut être divisé en plusieurs catégorie, notamment

Voici quelques espèces présentes en Gruyère, que vous avez sûrement déjà rencontrées au cours d'une balade.

 

Le gibier de plaine

Parmi le gibier de plaine, le lièvre tient une place de choix. Momentanément protégé dans le canton de Fribourg, il peut se chasser ailleurs en battue, ou simplement devant soi.

En Europe, il existe quatre variétés principales de lièvre : l'ibérique, le lièvre variable de Scandinavie, le lièvre variable des Alpes, et le Lepus Timidus, qui est le lièvre le plus présent dans notre contrée. Sa femelle se nomme la hase, et les jeunes sont appelés levrauts.

 

Autre gibier très présent, le renard. Avec la disparition presque totale des loups, aigles et autres grands ducs, le renard n'a plus de prédateurs.

A cause de la multiplication des déchets humains abandonnés ou rejetés dans la nature, le volume et la variété de ses ressources alimentaires n'ont cessé de croître. D'où une explosion démographique que gardes et chasseurs ont été incapables de contrôler. Malgré avoir été porteuse de la rage pendant de longues années, l'espèce n'est, et de loin, pas en péril.

Le renard est omnivore. Insectes, charognes, oeufs, grenouilles, fruits, tout y passe ! Mais c'est tout-de-même les souris qui constituent la base de son régime alimentaire. Ses besoins alimentaires avoisinent une livre par jour.

 

Le gibier des bois

Aperçu quelques fois dans les maïs, le sanglier est de retour. La femelle s'appelle la laie, alors que les petits sont nommés marcassins à leur naissance, puis bête rousse vers 6 mois, bête de compagnie à un an et ragot à trois ans.Passé trois ans, ce sera le tiersan, puis le quartan (ou quartanier, vieux sanglier, grand sanglier) et finalement le solitaire.

Le sanglier saccage tout sur son passage, et il n'est pas rare que des battues soient organisées pour éviter aux paysans de trop grosses pertes dans leurs cultures.

Tout comme le renard, le sanglier est omnivore ; larves, vers, insectes, souris, glands, châtaignes, champignons, etc.. Il peut également être dangereux pour l'homme, notamment lorsque les laies sont suitées (accompagnée par ses marcassins).

Les mâles sont généralement solitaires, et ce n'est qu'en période de rut qu'ils rejoignent les hordes. La gestation dure 4 mois. Le marcassin perd son pelage rayé vers l'âge de 6 mois.

 

Hôte de nos forêts, le chevreuil sait se faire discret. Ses territoires favoris sont ceux qui offrent à la fois un abri, de la nourriture et de la tranquillité. Le mâle est généralement appelé brocard, alors que la femelle est la chèvre.

C'est surtout à l'aube et au crépuscule qu'on peut les observer. Lorsqu'il est à découvert, le chevreuil s'arrête souvent pour inspecter les alentours. Il se fie surtout à son odorat, tellement fin qu'il peut repérer le chasseur à plus de 200 mètres !

La période de rut s'étend de mi-juillet à mi août. C'est en mai-juin que la chèvre met bas, généralement deux faons. Leurs principaux prédateurs sont le renard, et quelque-fois les sangliers.

 

Le gibier de montagne

Très présent dans nos préalpes, le chamois tient une place de choix dans le coeur des amoureux de la nature.Originaire de la Grèce septentrionale selon certains, le chamois (rupicapra rupicapra) est un ruminant de la sous-famille des Antilopes (rupicaprinae). Dans les Pyrénées, on le connaît sous le nom de isard.

Sa taille, tête et corps, dépasse rarement 1m30, pour une hauteur au garrot allant de 70 à 86 cm. Les mâles, appelés boucs, peuvent peser jusqu'à 60 kg (40 kg en moyenne) alors que la femelle, la chèvre, pèse elle environ 30 kilos.

La période du rut se situe au mois de novembre. C'est à ce moment que les mâles se livrent de violents combats, où il n'est pas rare que des individus décèdent. Le mâle atteint sa majoritée sexuelle vers 18 mois. La gestation va durer 23 semaines, et c'est entre les mois de mai et juin que la femelle met bas, en solitaire, un seul chevreau, d'environ 2 kg.
Les chamois vivent en hardes, pouvant compter jusqu'à 100 individus. Ces hardes sont généralement menées par une vieille femelle stérile, la bréhaigne, et se déplace entre 1500 et 3000 m. d'altitude, selon les conditions climatiques. Le chamois peut s'élever de 1000 mètres de dénivellation en un quart d'heure, et faire des bonds de 7 à 8 mètres !
Il possède également des sens très développés. Son odorat lui permet de déceler une présence étrangère à plus de 600 m. Sa vue est également très bonne, mais ne semble pas lui permettre de discerner les objets immobiles. Le chamois a une très grande connaissance de son milieu, et peut facilement faire la différence entre des pierres tombant naturellement et des pierre dérangées par un intrus.



Dernière mise à jour : 18 septembre 1997