Des objets du terroir
de la Gruyère
Les informations propres à
chaque objet nous ont été fournies par M. Denis Buchs, conservateur du Musée gruérien à Bulle, que nous remercions vivement
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Poche
à sel (loyi) Sacoche portée en bandoulière par les armaillis (voir no 9) qui conduisent le bétail. Le loyi est fait en cuir et décoré de motifs brodés, également en cuir. Autrefois accessoire de travail, le loyi est devenu un objet d'apparat. A l'origine, on y mettait du sel oui était distribué aux vaches. Deux petits récipients (cornettes) sont fixés de part et d'autre de la poche à sel: l'un était destiné à la graisse à traire, l'autre à un onguent pour soigner le pis de la vache. |
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Sonnaille
(chenaye) Grande cloche de vache en fer forgé avec sa courroie en cuir brodé. Les sonnailles sont portées par les vaches dominantes du troupeau. Elles donnent les notes basses dans la « batterie » qui compose l'ensemble des cloches d'un troupeau. Les vaches aiment porter ces sonnailles lors des déplacements (montée à l'alpage ou descente) ou lors des foires et expositions. |
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Canne
d'armailli (krochèta) Cet accessoire fait partie de l'équipement de l'armailli (voir no 9). Elle sert à guider le bétail et à faciliter la marche en montagne. Elle est souvent sculptée ou pyrogravée. Un des motifs décoratifs les plus fréquents est la représentation du troupeau qui monte à l'alpage, thème du célèbre chant « Le ranz des vaches » |
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Cuillère
à crème ( kuyi, kuyi dè bou) Ustensile utilisé pour manger crème, soupe et autres nourritures. Aujourd'hui, elle a conservé son usage originel dans les chalets d'alpages. Sinon, elle est plutôt objet de décoration et de collection. Les cuillères à crème des Préalpes fribourgeoises et du Pays d'Enhaut se caractérisent par l'élégance de leur forme et la diversité de leur décor sculpté. Les plus anciennes cuillères sont du XVIlI ème siècle. Aujourd'hui, des sculpteurs perpétuent toujours cette tradition. En général, la cuillère à crème est faite en érable. |
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Sellion,
seau à traire (brotsè), en bois, qui était utilisé autrefois pour la traite manuelle. il fut progressivement remplacé par des seillons en fer, en aluminium et en matière synthétique. Aujourd'hui, la traite est partout mécanisée. L'objet aurait pu être confondu avec: Récipient en bois (mithra) de forme ovale, utilisé pour porter du lait et autres préparations liquides. |
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Capette
d'armailli (kapèta) Armailli est le terme qui désigne, en patois fribourgeois, celui qui soccupe des vaches qui passent l'été dans les alpages. L'habit traditionnel, appelé « bredzon » comprend, entre autres accessoires, une calotte en paille tressée, garnie de galons de velours noir et d'un toupet noir. A l'origine, la « capette » était utilisée par le vacher qui, lorsqu'il trayait une vache, appuyait sa tête contre le flanc de celle-ci. |
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Toupin
ou, dans des tailles plus petites, chamonix (chamoni, chamouni) Comme les sonnailles, mais de plus petites dimensions, les toupins et chamonix sont en fer. Le nom de chamonix vient du village de Chamonix qui a fait leur réputation. Toupins et chamonix sont portés par les vaches, génisses et veaux qui paissent dans les pâturages. |
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Baquet
à crème (dyètsè) Récipient composé de douves en bois cerclées aussi en bois. Destiné d'abord à la crème qui avait été prélevée sur le lait reposé. Il est aussi utilisé pour la soupe et le café au lait. On le pose au milieu de la table et chacun se sert au moyen de sa cuillère en bois |
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