Journal La Gruyère

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Article du 9 novembre 2004

Trucs et astuces pour les nuls… (que nous sommes)

Lorsqu’on utilise régulièrement un logiciel, on adopte un certain nombre d’habitudes et on essaie, tant bien que mal, de rationaliser les opérations et manipulations les plus fréquentes. Étonnamment, lorsqu’on se retrouve devant un écran avec une autre personne utilisant le même programme que nous, on s’étonne de constater que celle-ci utilise un certain nombre de «raccourcis» et de trucs divers qu’on ignorait totalement.

C’est que le système d’exploitation Windows et ses applications – et on pourrait en dire autant de Macintosh – recèlent une foule de petits trucs qu’il serait vraiment regrettable d’ignorer. Dans notre vie d’utilisateurs de PC, nous nous sommes habitués à répéter un certain nombre de routines des dizaines de milliers, voire des millions de fois. A tel titre que pour un utilisateur assidu, la tendinite ou l’épicondylite guette méchamment. Le but est donc clair: faire le moins possible d’efforts et de mouvements pour un résultat donné. Tous les chemins mènent à Rome… certains sont plus longs que d’autres!

Commençons par le plus élémentaire des outils, la barre des menus de n’importe quelle application tournant sous Windows (cela vaut également pour Macintosh, puisque Apple a été l’un des précurseurs des interfaces graphiques). Quel que soit le programme utilisé, la barre des menus révélera toujours, dans un ordre établi et standardisé depuis bientôt 20 ans, l’ensemble des fonctions du logiciel. A titre d’exemple, Fichier en haut tout à gauche, puis Edition, et ainsi de suite, pour terminer généralement par Aide ou ? (le point d’interrogation). Ce menu principal comprend des sous-menus, qu’on appelle déroulants, parfois même avec plusieurs sous niveaux. En pratique, la navigation dans la barre de menus s’avère la moins ergonomique et celle qui exige le plus de mouvements.

Les raccourcis clavier représentent généralement la solution la plus rationnelle. Il s’agit de la possibilité de frapper une touche unique (comme F5 pour Actualiser) ou une combinaison de deux ou trois touches. Dans le dernier cas, il s’agit d’utiliser les touches Maj (correspondant à Shift sur certains claviers), CRT et ALT combinées avec une lettre du clavier, un nombre ou une touche de fonction. Comment connaître le sésame? Il y a plusieurs solutions. Vous avez peut-être remarqué qu’en déroulant un sous-menu, vous trouvez une colonne à droite mentionnant comment effectuer le raccourci. Exemples: pour enregistrer un fichier en cours, faites Ctrl+S ; pour copier : Ctrl+C ; pour couper: Ctrl+X ; pour coller: Ctrl+V ; et ainsi de suite pour plusieurs dizaines de fonctions répétitives. Confort supplémentaire, de nombreux logiciels vous permettent de personnaliser vos touches de raccourcis. Ne vous en privez pas.

Menus contextuels. Dans les logiciels utilisant abondamment la souris (c’est le cas typique des logiciels de graphisme et de l’Internet Explorer de Microsoft), il est avantageux d’utiliser le bouton droit de la souris (le contraire pour les gauchers), qui offre des menus qu’on appelle «contextuels». Cela signifie qu’ils sont générés en fonction du contexte dans le quel vous vous trouvez. Ici aussi, de nombreux logiciels vous permettent de les compléter en fonction de vos propres habitudes. Utilisez-les sans modération.

Deux trucs élémentaires pour terminer. Les deux s’appliquent à la navigation internet. Vous êtes dans Explorer et désirez saisir une nouvelle adresse de site internet. Inutile, comme 4 personnes sur 5, d’effacer préalablement l’ancienne adresse se trouvant sur la barre d’adresse. Double-cliquez sur l’ancienne adresse pour la sélectionner et inscrivez directement la nouvelle adresse par dessus.
Vous effectuez une recherche sur Google et désirez visitez certains des sites mentionnés dans les premières pages de résultats. Croyez-moi si vous le voulez: 9 utilisateurs sur 10 font faux en cliquant sur un lien hypertexte sans demander d’ouvrir une nouvelle fenêtre. Résultat: après avoir suivi le lien, ils devront péniblement revenir en arrière pour reformer la page de résultats de Google. Toute cette gymnastique aurait été inutile si, en même temps qu’ils cliquent sur le lien hypertexte, ils placent un doigt de la main gauche sur la touche Maj (=Shift). Cela contraint Internet Explorer à ouvrir une nouvelle fenêtre de navigation, tout en gardant ouverte la fenêtre d’origine. Ainsi, depuis Google (ou depuis n’importe quelle page du web contenant des hyperliens), ce n’est pas un problème d’ouvrir presque instantanément plusieurs dizaines de pages sans perdre de vue la page source.

C’est si simple, et pourtant…

Auteur: Pierre Schwaller (Pierre.Schwaller@lyoba.ch)

Dernière mise à jour: 08.03.06