Dès le 1er janvier 2005, la signature
électronique aura la même valeur que la signature manuscrite.
Ainsi en a décidé vendredi passé le Conseil fédéral en adoptant
l’ordonnance d’exécution de la loi sur la signature électronique
[lire]
. Il devient désormais possible
de conclure par voie électronique des contrats qui devaient
jusqu’à présent obligatoirement être passés par la forme écrite
traditionnelle. En outre, cette loi permettra de d’accréditer dans
les semaines à venir plusieurs fournisseurs de services de
certification.
Rappelons brièvement en quoi consiste cette signature
électronique. Elle se base sur le principe du codage asymétrique.
L’utilisateur dispose d’une «clé de chiffrement» qui lui est propre,
constituée d’une «clé privée» qui doit rester secrète, et d’une «clé
publique» (sorte de profil d’utilisateur) qui peut être
divulguée à toute personne ou organisme auprès de qui l’utilisateur
désire s’authentifier. La clé privée sert à signer un fichier
électronique alors que la clé publique permet au destinataire de
vérifier la signature électronique de l’expéditeur. Si le résultat
de cette vérification est positif, le destinataire a la confirmation
de l’identité de l’expéditeur et a aussi l’assurance que le fichier
n’a pas été modifié durant sa transmission.
La clé publique est définie dans un certificat électronique émis par
un tiers de confiance, le «fournisseur de services de
certification». Ce certificat électronique a pour but de lier la clé
publique à une personne déterminée qui a pu être identifiée lors de
l’émission de la clé.
Un cachet d’aspirine? Pas nécessaire, car nous reviendrons sur le
sujet de manière pratique et explicite au cours du mois de janvier.
Google Desktop Search (GDS).
Il m’arrive de perdre mes lunettes quelque part dans
l’appartement. Je dois alors scruter méthodiquement chaque pièce
(et sans lunettes, ce n’est pas évident!) en essayant de me
remémorer mon parcours. Cela prend du temps. Mais miracle, grâce à
GDS, je retrouve mes lunettes en une fraction de secondes. Ce n’est,
hélas, qu’une analogie. En réalité, GDS, installé depuis quelques
jours dans mon PC, fait bien plus fort que de retrouver mes
lunettes. Il retrouve en moins d’une seconde un document précis
parmi les 172'000 documents classés tant
bien que mal sur mon disque dur. Il recherche parmi les documents
Word, Excel, PowerPoint et pdf, mais aussi tous les messages
électroniques, les chats, les liens classés dans les favoris
et ceux contenus dans l’historique du navigateur. GDS travaille
comme Google sur le Web, mais dans votre machine. Le résultat est
prodigieux. La recherche est des millions de fois plus rapide que
par le module de recherche de Windows et de Outlook et Outlook
Express. Et de plus, GDS présente, comme son grand frère Google, un
extrait des documents correspondant à vos critères de recherche.
Vous possédez Windows 2000 SP3 ou XP? Alors n’attendez plus pour
télécharger l’application à
http://desktop.google.com (cliquez sur Agree & Download).
L’opération ne durera que quelques secondes. Une fois le logiciel
installé, il va débuter l’indexation de tous vos documents
(n’oubliez pas d’ouvrir Outlook), qui se déroulera en tâche de fond,
et seulement lorsque votre ordinateur est au repos. Profitez donc de
la pause de midi ou la nuit pour lui laisser faire son travail. Pour
mes quelques 172 000 documents répertoriés, l’opération a duré
environ 4 heures.
Lorsque cette indexation primaire est terminée, GDS indexe
automatiquement tous les travaux et consultations de documents en
cours. La base de données de GDS prend étonnamment peu de place (704
Mo dans mon cas). Ceci constitue un miracle algorithmique quand on
réalise qu’il stocke «in extenso» les 76 000 messages électroniques
présents dans mon PC. GDS est encore en phase de test.
On lui pardonnera quelques défauts de jeunesse vraiment mineurs, qui
seront corrigés dans les futures versions. Au pire, il pourra être
désinstallé en quelques secondes. La pratique me montre qu’en 7
jours d’utilisation, cet outil m’est devenu indispensable.
Dans la compétition serrée qu’elle mène avec Microsoft (on attend
officieusement Microsoft Desktop Search au début 2005), l’entreprise
Google marque un grand point et confirme à nouveau sa position de
leader du secteur informatique. |