Journal La Gruyère

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Article du 7 décembre 2004

La signature électronique: dès janvier 2005 en Suisse

Dès le 1er janvier 2005, la signature électronique aura la même valeur que la signature manuscrite. Ainsi en a décidé vendredi passé le Conseil fédéral en adoptant l’ordonnance d’exécution de la loi sur la signature électronique [lire] . Il devient désormais possible de conclure par voie électronique des contrats qui devaient jusqu’à présent obligatoirement être passés par la forme écrite traditionnelle. En outre, cette loi permettra de d’accréditer dans les semaines à venir plusieurs fournisseurs de services de certification.

Rappelons brièvement en quoi consiste cette signature électronique. Elle se base sur le principe du codage asymétrique. L’utilisateur dispose d’une «clé de chiffrement» qui lui est propre, constituée d’une «clé privée» qui doit rester secrète, et d’une «clé publique» (sorte de profil d’utilisateur) qui peut être divulguée à toute personne ou organisme auprès de qui l’utilisateur désire s’authentifier. La clé privée sert à signer un fichier électronique alors que la clé publique permet au destinataire de vérifier la signature électronique de l’expéditeur. Si le résultat de cette vérification est positif, le destinataire a la confirmation de l’identité de l’expéditeur et a aussi l’assurance que le fichier n’a pas été modifié durant sa transmission.
La clé publique est définie dans un certificat électronique émis par un tiers de confiance, le «fournisseur de services de certification». Ce certificat électronique a pour but de lier la clé publique à une personne déterminée qui a pu être identifiée lors de l’émission de la clé.
Un cachet d’aspirine? Pas nécessaire, car nous reviendrons sur le sujet de manière pratique et explicite au cours du mois de janvier.

Google Desktop Search (GDS).
Il m’arrive de perdre mes lunettes quelque part dans l’appartement. Je dois alors scruter méthodiquement chaque pièce (et sans lunettes, ce n’est pas évident!) en essayant de me remémorer mon parcours. Cela prend du temps. Mais miracle, grâce à GDS, je retrouve mes lunettes en une fraction de secondes. Ce n’est, hélas, qu’une analogie. En réalité, GDS, installé depuis quelques jours dans mon PC, fait bien plus fort que de retrouver mes lunettes. Il retrouve en moins d’une seconde un document précis parmi les 172'000 documents classés tant bien que mal sur mon disque dur. Il recherche parmi les documents Word, Excel, PowerPoint et pdf, mais aussi tous les messages électroniques, les chats, les liens classés dans les favoris et ceux contenus dans l’historique du navigateur. GDS travaille comme Google sur le Web, mais dans votre machine. Le résultat est prodigieux. La recherche est des millions de fois plus rapide que par le module de recherche de Windows et de Outlook et Outlook Express. Et de plus, GDS présente, comme son grand frère Google, un extrait des documents correspondant à vos critères de recherche.

Vous possédez Windows 2000 SP3 ou XP? Alors n’attendez plus pour télécharger l’application à http://desktop.google.com (cliquez sur Agree & Download). L’opération ne durera que quelques secondes. Une fois le logiciel installé, il va débuter l’indexation de tous vos documents (n’oubliez pas d’ouvrir Outlook), qui se déroulera en tâche de fond, et seulement lorsque votre ordinateur est au repos. Profitez donc de la pause de midi ou la nuit pour lui laisser faire son travail. Pour mes quelques 172 000 documents répertoriés, l’opération a duré environ 4 heures.
Lorsque cette indexation primaire est terminée, GDS indexe automatiquement tous les travaux et consultations de documents en cours. La base de données de GDS prend étonnamment peu de place (704 Mo dans mon cas). Ceci constitue un miracle algorithmique quand on réalise qu’il stocke «in extenso» les 76 000 messages électroniques présents dans mon PC. GDS est encore en phase de test.
On lui pardonnera quelques défauts de jeunesse vraiment mineurs, qui seront corrigés dans les futures versions. Au pire, il pourra être désinstallé en quelques secondes. La pratique me montre qu’en 7 jours d’utilisation, cet outil m’est devenu indispensable.
Dans la compétition serrée qu’elle mène avec Microsoft (on attend officieusement Microsoft Desktop Search au début 2005), l’entreprise Google marque un grand point et confirme à nouveau sa position de leader du secteur informatique.

Auteur: Pierre Schwaller (Pierre.Schwaller@lyoba.ch)

Dernière mise à jour: 08.03.06