Journal La Gruyère

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Article du 4 janvier 2005

Tsunami : s'informer par le web

Pour chacun d’entre nous, l’entrée dans l’année 2005 ne s’est pas fait l’esprit léger. Les derniers jours de 2004 ont laissé derrière eux un héritage cruel qui peut s’exprimer sous forme de record dont on se serait bien passé: le raz de marée qui a dévasté les pays côtiers de l’Océan indien serait, selon l’ONU, la catastrophe naturelle la plus dévastatrice jamais enregistrée.

Force est aussi de reconnaître que si elle nous touche de si près, c’est que des milliers de touristes européens, dont de nombreux suisses, en sont également les victimes. Nombreux sommes-nous aussi à avoir transité ou séjourné dans l’un des pays touchés.
Même si les grandes agences de voyage établies en Suisse ont pu annoncer avec soulagement dès dimanche soir qu’aucun touriste suisse n’était ni blessé, ni disparu, on s’est aperçu, au fur et à mesure des jours, que le destin ne pouvait pas épargner miraculeusement les Suisses.
L’étendu du cataclysme fut tout d’abord sous-estimé en annonçant près de 5'000 morts (près de 150'000 morts sont actuellement dénombrés). La réaction politique fut lente: absence de plan de catastrophe de ce type, une grande partie des fonctionnaires en vacances, l’ambassade suisse en Thaïlande qui enclenche le répondeur téléphonique durant les heures de repas, une communication hésitante. Pour les personnes ayant de la famille ou des connaissances dans les pays touchés, la détresse fut et reste immense, les informations sur le nombre de personnes touchées et leur identité restant très lacunaire.

En consultant les quelques dizaines de sites internet essayant de répertorier les personnes hospitalisées, blessées ou décédées avec reconnaissance de leur identité, on réalise avec quelles difficultés les gens du terrain sont confrontés. Le personnel infirmier a de grands problèmes à orthographier correctement les noms de famille des victimes. Les doublons sont nombreux. On trouve même étonnamment beaucoup de noms de famille suisse allemandes dans les victimes suédoises (la confusion entre «Suisse» et «Suède» est fréquente dans les pays asiatiques). De fait, aucune source fiable ne peut indiquer le nombre d’étrangers ayant séjourné dans les pays concernés durant la journée fatale du 26 décembre.

Pour les lecteurs en quête de personnes disparues, voici les liens internet les plus importants :

La base de recherche du CICR «Family Links»
Département fédéral des affaires étrangères (n° d’urgence 031 325 33 33)
• Base de données des victimes en Thaïlande :
www.phuketitcity.com
• Organe de coordination de l’Aide aux victimes de l’ONU :
www.un.org
United With South Asia, un site fédérateur très complet qui regroupe les organisations d’entraide, les références des ambassades de chaque pays, des différents hôpitaux, leur adresse e-mail, liens vers listes de personnes disparues et recherchées, la statistique des personnes décédées, blessées et disparues, la statistique des aides financières internationales.

A
http://gallery.phillyburbs.com, on trouve des photos de presse impressionnantes par lesquelles on réalise pleinement l’étendue du cataclysme.

Sur son site www.bonheur.ch, la Chaîne du Bonheur récolte les dons qui peuvent lui être communiqués par un formulaire en ligne.

Tsunami: le mot que plusieurs milliards d’individus ont appris à connaître en quelques jours.

 

Auteur: Pierre Schwaller (Pierre.Schwaller@lyoba.ch)

Dernière mise à jour: 08.03.06