Pour chacun d’entre nous, l’entrée dans l’année 2005 ne
s’est pas fait l’esprit léger. Les derniers jours de 2004 ont
laissé derrière eux un héritage cruel qui peut s’exprimer sous
forme de record dont on se serait bien passé: le raz de marée qui
a dévasté les pays côtiers de l’Océan indien serait, selon l’ONU,
la catastrophe naturelle la plus dévastatrice jamais enregistrée.
Force est aussi de reconnaître que si elle nous touche de si
près, c’est que des milliers de touristes européens, dont de
nombreux suisses, en sont également les victimes. Nombreux
sommes-nous aussi à avoir transité ou séjourné dans l’un des pays
touchés.
Même si les grandes agences de voyage établies en Suisse ont pu
annoncer avec soulagement dès dimanche soir qu’aucun touriste suisse
n’était ni blessé, ni disparu, on s’est aperçu, au fur et à mesure
des jours, que le destin ne pouvait pas épargner miraculeusement les
Suisses.
L’étendu du cataclysme fut tout d’abord sous-estimé en annonçant
près de 5'000 morts (près de 150'000
morts sont actuellement dénombrés). La réaction politique fut lente:
absence de plan de catastrophe de ce type, une grande partie des
fonctionnaires en vacances, l’ambassade suisse en Thaïlande qui
enclenche le répondeur téléphonique durant les heures de repas, une
communication hésitante. Pour les personnes ayant de la famille ou
des connaissances dans les pays touchés, la détresse fut et reste
immense, les informations sur le nombre de personnes touchées et
leur identité restant très lacunaire.
En consultant les quelques dizaines de sites internet essayant de
répertorier les personnes hospitalisées, blessées ou décédées avec
reconnaissance de leur identité, on réalise avec quelles difficultés
les gens du terrain sont confrontés. Le personnel infirmier a de
grands problèmes à orthographier correctement les noms de famille
des victimes. Les doublons sont nombreux.
On trouve même étonnamment beaucoup de noms de famille suisse
allemandes dans les victimes suédoises (la confusion entre
«Suisse» et «Suède» est fréquente dans les pays asiatiques). De
fait, aucune source fiable ne peut indiquer le nombre d’étrangers
ayant séjourné dans les pays concernés durant la journée fatale du
26 décembre.
Pour les lecteurs en quête de personnes disparues, voici les
liens internet les plus importants :
• La base de recherche du CICR «Family
Links»
•
Département fédéral des affaires étrangères
(n° d’urgence 031 325 33 33)
• Base de données des victimes en Thaïlande :
www.phuketitcity.com
• Organe de coordination de l’Aide aux victimes de l’ONU :
www.un.org
•
United With South Asia, un site fédérateur très complet qui
regroupe les organisations d’entraide, les références des ambassades
de chaque pays, des différents hôpitaux, leur adresse e-mail, liens
vers listes de personnes disparues et recherchées, la statistique
des personnes décédées, blessées et disparues, la statistique des
aides financières internationales.
A
http://gallery.phillyburbs.com, on trouve des photos de presse
impressionnantes par lesquelles on réalise pleinement l’étendue du
cataclysme.
Sur son site
www.bonheur.ch, la Chaîne du Bonheur récolte les dons qui
peuvent lui être communiqués par un formulaire en ligne.
Tsunami: le mot que plusieurs milliards
d’individus ont appris à connaître en quelques jours.
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