| Article du 3 mai 2005 | ||
Trois champions, trois sites |
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Mais heureusement, l’image de la Suisse à l’Extérieur ne tient pas seulement à la couleur des ailes, ni à la forme du couteau (resté suisse, in extremis). La Suisse possède de vrais ambassadeurs que sont certains de nos sportifs d’élite. On ne présente plus Roger Federer, la personnalité suisse probablement la plus populaire dans le monde. Roger a évidemment son site (www.rogerfederer.com) que nous allons brièvement visiter. Petite déception: on ne côtoie que la langue allemande et la langue anglaise. Mais la qualité du site est au rendez-vous. Un site aussi professionnel que le sportif, muni de nombreux outils permettant aux fans de suivre leur champion au jour le jour. Saxon, petite commune valaisanne, est bigrement fière de son jeune Stéphane Lambiel, champion du monde 2005 de patinage artistique. Le site (www.stephanelambiel.ch) est à l’image du jeune sportif, ordré, décontracté et orienté vers le dialogue avec le visiteur. Et Stéphane a fait l’effort des trois langues! Un autre sportif suisse porte autour du monde, et particulièrement sur les mers l’image de la petite Suisse. Amical, discret, d’un charisme évident, le navigateur Dominique Wavre, après une 2ème place à The Transat et une 4ème au Vendée Globe, occupe actuellement la 3ème place du championnat Fico, le classement mondial de la course au large. Son site (www.dominiquewavre.com) mérite lui aussi une visite. Très détaillé, il permet de mieux connaître le skipper, son matériel, son programme, les personnes qui le soutiennent. Le dialogue est, là aussi, fortement sollicité. Dominique Wavre fait aussi un grand honneur à la Gruyère, puisque le jeudi 9 juin, nous pourrons assister à une conférence multimédia qu’il donnera dans le cadre du salon Aqua 2005 à Espace Gruyère. Ces champions dont nous sommes si fiers, n’ont pourtant pas puisé dans les deniers publics pour se faire un nom. Ils n’ont eu besoin ni de stades olympiques somptueux, ni de centres nationaux d’entraînement, ni de gourous pour les guider avec succès dans leur carrière. Si Federer a d’ores et déjà pu amasser une fortune personnelle par ses résultats, de nombreux autres champions doivent se battre à longueur d’année pour trouver les financements nécessaires. Si un Lambiel peut se contenter de quelques centaines de milliers de francs, un Wavre doit, s’il veut rester compétitif, renouveler constamment son matériel. Mais les sponsors ne pleuvent pas.
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