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Il y a deux semaines dans la même rubrique (article du
mardi 13 juillet 2005 ici), nous nous étions
promis d’aller un peu loin dans la découverte et les manipulations de
Google Earth, cette phénoménale application de Google (http://earth.google.com)
qui nous permet de découvrir dans ses moindres détails le monde à partir
de photographies de haute définition délivrées par de puissants
satellites.
Ouvrons l’application en cliquant sur son icône placée
sur le bureau. Le globe terrestre s’ouvre et zoome automatiquement sur les
Etats-Unis, plus précisément sur la ville de Lawrence, dans le Kansas
( !).
Une première possibilité pour trouver un pays, une région ou un lieu
précis est de cliquer sur l’onglet «Fly To» (voler vers), puis de saisir
le nom de la ville, suivi de celui du pays. Pour l’instant, ce doit être
fait en anglais. Exemple «Bulle, Switzerland». Après avoir confirmé le
choix en cliquant sur «Search», on se déplace comme en avion supersonique
sur la Suisse, puis sur la Gruyère. On est encore en vue perpendiculaire
au sol. On observe bien le lac de la Gruyère, celui de Montsalvens et du
Lac-Noir. Mais vu de cet angle, le Moléson, la Dent de Broc et la Berra
sont difficiles à distinguer. Servez-vous du tableau de navigation qui
nous permet à la fois de zoomer, de pivoter de 360° dans les deux sens,
mais aussi de modifier notre angle de vue de la verticale vers
l’horizontal. Choisissez un angle d’environ 90°, le plus favorable.
Miracle, vous voyez le relief apparaître de plus en plus distinctement.
Pivotez du sud vers le nord pour vous trouver au dessus de Farvagny et
placez-vous à environ 15 000 feet d’altitude. Admirez notre belle Gruyère,
avec un reste de neige au sommet du Moléson, et même sur les crêtes de la
Chia.
Autre exercice, recherchons le British Museum de
Londres. Volons vers «London», puis, avoir cliqué l’onglet «Local search»,
saisissez «British Museum». Zoomez à volonté, puis faites pivoter
latéralement et verticalement jusqu’à ce que les perspectives des
bâtiments concordent avec l’angle qu’avait choisi le satellite
d’observation. Vous y êtes.
Certaines recherches peuvent être assez longues. Il
vaut la peine de mémoriser chacune de vos découvertes en utilisant la
fonction «Add > Placemark». Tous ces repères constitueront votre
bibliothèque personnelle des endroits favoris, grâce à laquelle vous
pourrez épater vos amis en visite chez vous. Mieux encore, vous pouvez
vous connecter directement à votre messagerie Outlook (ou à votre compte
Gmail) et envoyer soit une capture d’écran, soit le fichier ad hoc qui
permettra à votre destinataire ayant téléchargé le logiciel de se placer
au même endroit que vous.
Observez le menu de gauche intitulé «Layers». Il vous permet d’activer les
«couches» dynamiques permettant de repérer rapidement tout ce que vous
recherchez.
Vous allez vite comprendre pourquoi, grâce à ces
outils, une communauté mondiale dénommée « Keyhole » (le trou de la
serrure) s’est rapidement créée. Elle comprend aujourd’hui plus de 40'000
membres inscrits. On y accède depuis le menu «Help > Google Earth BBS» et
aboutit à l’adresse
http://bbs.keyhole.com. C’est ici que les possibilités de Google Earth
prennent des dimensions presque infinies. On y trouve en effet des
milliers de lieux déjà répertoriés. Il suffit même de cliquer sur le lien
et Google Earth se place automatiquement à cet endroit. En tant que membre
(c’est gratuit), vous pouvez même indiquer à Google Earth un emplacement
géographique d’intérêt (un château, un musée, un site d’intérêt
touristique ou culturel, etc.), avec possibilité de placer un lien vers un
site internet. Les pays qui nous entourent sont déjà très riches en
informations culturelles et touristiques. Pour la Suisse, rien n’a encore
bougé. Dommage, car pour notre tourisme, ce serait une occasion rêvée de
« faire voler » l’internaute sur notre pays et le gagner comme futur
touriste. Dans différents pays mieux répertoriés, on peut déjà réserver sa
chambre d’hôtel depuis Google Earth. Et pour trouver sa route, on peut
directement télécharger les coordonnées du lieu dans son navigateur GPS.
Fracture touristique en vue.
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