Quelques
heures après le passage de l’ouragan Katrina sur la Nouvelle Orléans, les
radios et télévisions semblaient presque navrées d’annoncer que les dégâts
s’avéraient nettement moins meurtriers que prévus initialement, alors
qu’on avait prédit une vraie catastrophe. Au moment où les habitants des
régions menacées s’enfuyaient vers le Texas avec leurs voitures, on
déclassait même Katrina de la catégorie 5 (force maximale) à la catégorie
4. Cela ne poussait pas forcément les habitants, par ailleurs habitués aux
alertes de typhons, à quitter les lieux coûte que coûte. Encore fallait-il
avoir les moyens d’organiser sa fuite en véhicule privé, les transports en
commun ayant cessé toute activité deux jours auparavant. Ce n’est que bien
quelques heures plus tard que l’on se rendit compte de la situation
cauchemardesque de la Nouvelle Orléans, les digues ayant cédé, et du
niveau de dévastation du Mississipi, traversé du sud au nord par Katrina.
Une semaine
après le drame, force est de constater que le manque d’anticipation a
été presque total. Le pouvoir politique, qui pourtant s’attendait à
recevoir un ouragan d’une telle force sur le Sud des Etats-Unis, a montré
sa totale incapacité à gérer une telle situation. Et ce n’est
malheureusement qu’un début. Quand on voit le show aérien d’hélicoptères
(au lieu d’évacuer les dizaines de milliers de rescapés par bateaux et
canots pneumatiques), les soldats de la force armée juchés sur leurs chars
d’assaut alors que les « abandonnés » du gouvernement tentent de
rejoindre la terre sèche, le gouverneur de la région se réjouir de sa
future maison, encore plus belle qu’avant, on est en droit de craindre le
pire dans les semaines et mois prochains. N’oublions pas non plus qu’un
million de sans-abris, exilés involontaires dans l’Etat du Texas et dans
le reste des Etats-Unis, se retrouve devant une totale incertitude sur
leur avenir.
Et pourtant,
les scientifiques leur ont mis dans les mains des décideurs politiques les
outils les plus performants et les plus évolués qu’on puisse imaginer.
Grâce à ses satellites d’observation, le NOAA (National Oceanic &
Atmospheric Administration, www.noaa.gov) piste chaque typhon, prédit son
trajet, sa puissance et émet très régulièrement un bulletin d’alerte. Dans
le cas de Katrina, ils ont même envoyé un avion d’observation, le Lockheed
WP-3D Orion, dans l’œil de Katrina. On peut découvrir des photos
impressionnantes à
http://www.noaanews.noaa.gov/stories2005/s2496.htm. Sur internet, bien
d’autres sites ont couvert l’événement de manière très professionnelle.
C’est le cas de
www.weather.com, qui nous informe de chaque ouragan depuis sa
naissance. Actuellement, c’est Maria (encore un prénom féminin !) qui
soulève quelques craintes pour les Bermudes. Autres site spécifiquement
dédié aux ouragans,
www.nhc.noaa.gov (National Hurricane Center). Pour suivre l’évolution
de la situation en Louisiane et dans le Mississipi, le site de CNN
International (www.cnn.com)
s’avère particulièrement bien informé. Pour tout autre renseignement
pratique, le site de référence est
www.fema.gov, le site de l’Agence générale des situations d’urgence.
Il y a
quelques semaines, nous vous parlions de Google Earth
(http://earth.google.com), un logiciel permettant de voir chaque endroit
de notre planète avec une grande précision. C’est ce même logiciel que des
milliers de sans-abris issus des Etats sinistrés consultent pour voir si
leur maison existe encore ou non. Non pas que Google ait pu actualiser si
rapidement ses cartes, mais grâce aux possibilités offertes de rajouter
des «dynamic layers» (couches dynamiques). Des internautes ont en effet ajouté
en surimpression les photos aériennes prises après la catastrophe, ce qui permet
de comparer chaque région, chaque maison, avant et après. L’ampleur du sinistre
est marquante. Ces images de très haute définition, vous pourrez également les
découvrir
ICI . De nombreuses
autres photos «terrestres» transmises par les habitants des régions
sinistrées sont à découvrir à
www.wwltv.com/weather/pix.
La saison
des ouragans, qui seront particulièrement nombreux ces prochaines
semaines, ne fait que commencer. Funeste occasion de placer tous ces liens
dans les « favoris » de notre explorateur.
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