Il y a une
semaine [lire
article], nous avons
découvert ensemble comment l’iPod, un objet de loisir de quelques dizaines de
grammes, a pu devenir le catalyseur d’un phénomène mondial dans le domaine de
la musique. Autre innovation liée à iTunes et à ses baladeurs mobiles, le «podcasting»
apparu en juin dernier.
Le mot-valise «podcasting
vient de la contraction de «iPod et de «broadcasting», signifiant «diffusion».
Pour décrire de manière la plus claire possible ce qu’est le podcasting,
voici la définition que nous donne l’encyclopédie évolutive
Wikipedia.org (exemple d’ailleurs
symptomatique du caractère unique d’une encyclopédie qui évolue en permanence) :
« Le
podcasting se différencie de la radiodiffusion et de la webdiffusion par la
diffusion du son ou de la vidéo, non pas par un mécanisme centralisé qui
enverrait un flux vers ses auditeurs (soit 1 vers tous), mais par l'action des
auditeurs qui vont chercher eux-mêmes les fichiers audio (tous vers1). Les
auteurs des émissions publient des fichiers audio qui peuvent s'apparenter à une
émission
radio classique. C'est ensuite aux
auditeurs que revient le rôle de créer leur propre liste de lecture par leurs
différentes souscriptions. Le téléchargement des programmes, issus des multiples
sources qu'ils ont choisis, est alors automatique. La baladodiffusion
(terme francisé par les québécois !) utilise, en plus du contenu audio ou vidéo,
des données descriptives et des métadonnées liés aux fichiers (les étiquettes
ID3 pour les MP3) tels la date, le titre, un résumé, des liens, des photos,
etc.»
Cela
reste un peu théorique pour vous? Par un petit exemple pratique, vous allez vous
rendre compte qu’une petite révolution est en marche. Votre journal favori étant
un média parfaitement muet, imaginez que les journalistes de «La Gruyère»
décident de monter, disons tous les jours de parution du journal, une petite
émission radiophonique de 10 minutes sur un ou plusieurs sujets choisis.
Seraient privilégiés des interviews, des extraits musicaux et des clins d’œil
audio en rapport avec le contenu du journal et l’identité régionale, en somme
tout ce qu’un journal en papier ne permet pas de faire. Plus est, une telle
radio deviendrait une vraie promotion pour la lecture « traditionnelle » du
journal. Par iTunes, le logiciel «maître d’orchestre» du iPod, vous vous abonnez
à cette «radio». Dès leur parution, les émissions se chargent automatiquement
dans votre disque dur et vous pouvez l’écouter depuis votre PC. Mieux, vous
synchronisez votre baladeur iPod et écoutez l’émission radio du journal La
Gruyère durant le trajet qui vous mène à votre travail.
Pour
l’instant, les podcasts suisses enregistrés chez iTunes ne sont pas
encore légion. Pour les découvrir, mode d’emploi: ouvrez votre application
iTunes (il est nécessaire d’installer la version la plus récente du logiciel) et
cliquez dans le menu sur «Podcasts». Cela provoque l’ouverture de la fenêtre
« Music Store ». Dans le champ de recherche du menu gauche, saisissez
alternativement «Suisse» ou «Schweiz» et choisissez «All Podcasts». En plus
d’acteurs radiophoniques plus traditionnels comme Radio Suisse Internationale,
vous découvrirez «la première podiffusion francophone sur l’actualité et billet
d’humeur de la Suisse romande», celle de
www.PaysRomand.ch.
Vous y
avez peut-être pensé à la lecture de cet article: pourquoi ne pas écouter ces «podcasting»
directement sur son téléphone portable? Eh bien, c’est déjà possible sur les
smartphones en installant une petite application, et, selon Apple (http://www.apple.com/fr/itunes/mobile/faq),
cela se généralisera dans quelques mois sur les nouveaux modèles de téléphones
portables.
Après le
phénomène «iPod», le phénomène «podcasting»? Sans nul doute!
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