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Comme pour l’instant, il n’existe pas de télévision locale en Gruyère et dans le canton de Fribourg, peut-être qu’une initiative télévisuelle originale vous aura échappée. Sous l’appellation « J'irai revoir ma Romandie » les producteurs ont créé une série de clips vidéos d’une durée de 2'
10'' qui sera diffusée tout au long de l'année 2006 sur plusieurs chaînes locales suisse romandes (TVRL,
Canal Nord Vaudois,
Max-TV, Val-TV, Téléversoix,
Canal 9, ICI-TV et depuis quelques jours NRTV.
Le principe de chaque numéro (que le producteur appelle « épisodes ») est de montrer des facettes souvent méconnues du patrimoine suisse romand et de les faire (re)découvrir aux téléspectateurs.» Cette initiative culturelle innovante est l’œuvre d’une équipe de réalisation composée de trois personnes: Matthieu Honoré, journaliste, qui assume le rôle de concepteur et réalisateur ; Bastien Genoux, photographe de formation, est le caméraman ; Antony Mettler, comédien et metteur en scène, est le narrateur.
Par bonheur pour nous fribourgeois, «J’irai revoir ma Romandie» existe également sur le web à l’adresse
www.maromandie.ch. C’est l’occasion de découvrir, en bonne qualité vidéo de 720
x 520 pixels, les premiers épisodes (ils sont actuellement au nombre de 26) qui couvrent des objets du patrimoine répartis dans toute la Suisse romande. A l’évidence, le réalisateur a voulu à chaque fois nous surprendre. Il a réussi à découvrir des détails historiques surprenants et connus de très peu de monde. Pour l’année 2006, 60 épisodes ont été prévus. Ils tournent en boucle, à des horaires précis, sur toutes les TV locales.
Qu’allons-nous découvrir ? des îles, des moulins, des musées, des bâtiments, des fontaines, des châteaux, une fondation pour le cheval, des barques, des vitraux. Même si notre canton ne possède pas de télévision locale, le producteur n’a pas oublié notre canton. Plusieurs sujets sont déjà en ligne: L’Île d’Ogoz sur le Lac de la Gruyère, le Musée des machines à coudre et celui de la Marionnette à Fribourg, ainsi que le Château de Bulle. Et dans quelques semaines, ce sera le tour de la Chapelle des Marches à Broc, du Papillorama à Chiètres et de la Cathédrale Saint Nicolas de Fribourg. En fait, si la flamme des initiateurs se maintient, les sujets sont inépuisables.
Tous ces clips vidéo sont également un coup de pouce intéressant pour le tourisme. Les reportages diffusés sur la majorité des télévisions locales de Romandie représentent aussi une incitation à la découverte. Nul doute que dans quelques mois, le producteur sera assailli de demandes des offices du tourisme de toutes les régions!
Rencontre avec le concepteur
et réalisateur Matthieu Honoré:
- Comment vous est
venue cette idée ?
Matthieu Honoré. De manière fortuite, en
m’intéressant à l’histoire de la Tour Haldimand, issue d’un … pari entre amis!
Je constatais alors les richesses historiques insoupçonnées de notre
patrimoine, qui méritaient d’être connues. Encore fallait-il trouver le moyen
de diffusion adéquat.
- Pourquoi ces clips sur les télévisions locales
?
Car 2 minutes ne lasseront pas le téléspectateur pas forcément captivé par la
culture et le patrimoine, tout en stimulant en lui une certaine curiosité. Les
équipements légers de production actuellement à disposition et la multiplicité
des TV régionales ont permis de réaliser notre projet.
- Comment
préparez-vous vos sujets ?
Par une visite sur place, puis en collectant le plus grand nombre d’archives
possibles sur le sujet, et enfin en nous entretenant avec les responsables sur
place. Par exemple, pour le Château de Bulle, nous avons profité des
connaissances du préfet de la Gruyère.
- Et le financement?
Nous avons un sponsor (un groupe immobilier, ndlr). Nous ne demandons pas de
contribution financière aux responsables des sujets que nous traitons. Ceci
nous procure une grande liberté dans le traitement de l’information. Les
chaînes locales, qui n’ont pas de budget pour ce genre d’émissions, ne
contribuent pas non plus financièrement.
- Et le canton de
Fribourg ?
Je suis très étonné que le canton de Fribourg ne possède pas une seule chaîne
locale, alors que le canton de Vaud en compte six ! c’est une situation
anormale, difficile à comprendre en regard du
marché.
- Et la suite ?
Si le sponsoring poursuit son soutien, notre concept se poursuivra en 2007.
Et si l’on trouve un sponsor «national», rien nous empêche de rêver à «J’irais
revoir mon Helvétie» ! | |