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Google Earth, le fameux
logiciel de Google qui nous permet de survoler le monde entier et d’observer
dans certains endroits des détails de quelques centimètres, a pris l’habitude de
nous étonner à chaque nouvelle sortie de version. Google Earth est apparu en été
2005. Depuis lors, les fonctions disponibles se sont constamment enrichies,
allant jusqu’à nous offrir des villes avec des bâtiments en 3D, des
photographies à partir des rues que l’on parcourt, la position exacte du soleil
à une date et heure précise, et finalement, le système de localisation
géographique le plus pwefectionné qui soit pour relier chaque endroit de la
planète avec les activités humaines qui s’y déroulent. Non satisfait de nous
offrir à découvrir chaque parcelle de terrain de notre globe, Google nous a
ensuite fait lever le nez vers le ciel pour nous faire découvrir l’univers, ses
étoiles ses galaxies et ses corps célestes dûment documentés. Un vrai bonheur
pour tous les passionnés du ciel. Clin d’œil à Microsoft ? Google avait même
caché dans son logiciel un simulateur de vol découvert par hasard par un
internaute un peu fouineur (mais sans comparaison avec l’époustouflant Microsoft
Flight Simulator X), Par le même principe, Google Earth nous a même fait
découvrir la lune et chacun de ses cratères.
Du beau monde se mouille
pour Google. Lundi 2 février, Google
lance officiellement et en grandes pompes la version 5 de son logiciel
(téléchargement à
http://earth.google.com, soyez patient, nous sommes plusieurs dizaines de
millions de personnes à faire de même !). Deux conférences de presse se sont
tenues pour l’occasion. L’une aux Etats-Unis avec Al Gore et l’océanographe
Sylvia Earle, l’autre à Paris avec Francine Cousteau, la veuve du Commandant.
Des Cousteau, des Picard, ça nous rappelle que les océans couvrent 70% de la
surface terrestre et qu’ils abritent 80% de la vie. Et voilà pourquoi Google
Earth plonge dans les océans avec sa nouvelle fonctionnalité « Océan », pour
laquelle ont contribué plus de 80 organismes mondiaux. Bien qu’elle exige une
certaine prise en main, la découverte du monde de la mer s’avère passionnante.
Il faut dire que les vidéos contribuent à donner un dynamisme certain en
contraste avec les reliefs marins (115 sont extraites des films de Cousteau,
d’autres proviennent de la fabuleuse série de reportages « Planet Earth » de la
BBC). A découvrir entre autres de nombreuses images du « National Geographic »,
des sports aquatiques, des épaves et des expéditions marines.. Les concepteurs
ont aussi voulu sensibiliser les utilisateurs par une approche des espèces
marines menacées, du recensement de la vie marine, des zones marines protégées,
de l’impact des activités humaines et des zones mortes privées d’oxygène.
Suivez les baleines.
Certains partenariats de Google Earth
fournissent des données en continu de stations de mesure en mer, comme la
température, les vents et la pression. On peut même observer le déplacement de
la faune marine pourvue d’émetteurs de géolocalisation. Le déplacement des
baleines en est un exemple. Mais pas fou, Google a décalé la transmission des
données pour éviter les pêches trop faciles.
A la conquête de Mars.
Dans le menu du haut est apparu un nouvel icône, qui nous permet de choisir
entre le ciel, la terre … et la planète Mars. La visite de Mars vaut le détour.
Les photos mises à disposition sont d’une extrême qualité. On peut même suivre
les trajets parcourus par les petits robots américains.
Atout pour le tourisme.
Cette nouvelle version permet aussi à chacun d’entre nous de créer nos propres
parcours avec photos, son et vidéos. Un atout majeur pour le tourisme local, qui
saisira certainement la balle au bond. Autre nouveauté, celle de pouvoir
visionner une évolution historique des images (fonte des glaciers,
désertification et assèchement de lacs, construction de nouveaux bâtiments.
Bonne découverte.
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