Journal La Gruyère

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Article du 2 avril 2009

Des définitions qui aident à comprendre

L’informatique moderne a introduit toute une panoplie de nouveaux mots se référant à des procédés malhonnêtes qui s’en prennent à votre ordinateur. Zoom sur ces drôles de bestioles.

Les nouveaux pirates
C’est dans le milieu des années 80 que les premières attaques informatiques ont débuté. Il n’y avait à l’époque que très peu d’ordinateurs personnels. Les réseaux informatiques étaient aussi présents en nombre très limité. Jusqu’à l’apparition d’internet, on vivait un monde fermé, chacun devant son ordinateur et sans pouvoir communiquer  avec d’autres machines. Il y avait déjà des codes de programmes malveillants cachés dans certains programmes, mais leur propagation était assez lente. C’est à cette époque qu’on emprunta le mot de «pirate» au vocabulaire maritime qui remonte à l’antiquité. Puis on utilisa ce mot pour les personnes détournant les avions, qu’on appela les «pirates de l’air».  Il est donc logique que l’informatique adopta ce nom générique pour désigner des personnes violant l’intégrité d’ordinateurs, de programmes ou d’œuvres soumises aux droits d’auteurs.

Les virus
De même, on utilisa, dès 1984, par analogie au vocabulaire médical, le mot « virus », un terme générique un peu flou. Au sens strict, un virus informatique est un programme conçu pour se propager à d'autres ordinateurs en s'insérant dans des applications courantes. Ses effets sont divers et perturbent plus ou moins gravement les ordinateurs infectés en se propageant par Internet, par CD-ROM, clefs USB est toute autre moyen d'échange numérique. Au sens large, on définira les virus comme des programmes malveillants (malwares).

Les «malwares»
On estime à plus de 95 000 le nombre de programmes malveillants connus actuellement. Peut-être y a-t-il exagération, les éditeurs d'antivirus ayant tendance à amplifier les chiffres réels. On parlera donc de quelques milliers de programmes malveillants en circulation. Ne confondons toutefois pas les programmes malveillants avec des programmes qui contiennent des bogues. Si ça plante, un virus n'en est pas forcément la cause.

Les «vers» (worms)
Ils se propagent dans le courrier électronique, profitant de failles existant dans les logiciels de messagerie. Une fois le territoire conquis, ils utilisent les adresses contenues dans le carnet d'adresses. Cela explique qu'on reçoit ensuite des virus de personnes connues, sans éveiller notre méfiance.

Chevaux de Troie (Trojan horses)
C'est d'Ulysse qu'est héritée cette expression. Sous une apparence de programme légitime, il comporte des routines nuisibles qui sont exécutées sans l'autorisation de l'utilisateur.

Les portes dérobées (backdoors)
Elles permettent à un tiers, évidemment à votre insu,  de prendre contrôle de votre ordinateur par le biais de votre connections internet. C'est rarement pour corriger vos fautes d'orthographe.

Les spywares (espions)
Ils accompagnent souvent des logiciels gratuits sans vous en avertir. Ils récoltent de précieuses informations dans votre machine pour les envoyer à des «clients» externes.

Les wabbits vont intervenir dans le code source de votre Microsoft Explorer et, lors d'une saisie semi-automatique, vous orienter vers des sites payants.

Les hijackers modifient votre page d'accueil pour vous diriger vers un site choisi par le malfaiteur.

Le «phishing» (hammeçonnage) consiste à vous amer vers des sites falsifiés celui de votre banque) et à vous soutirer vos renseignements personnels.

La moralité de cette histoire est simple à trouver: surfez couvert avec un bon antivirus constamment mis à jour et faites de très régulières sauvegardes de vos données.

 

Auteur:: Pierre Schwaller (Pierre.Schwaller@lyoba.ch))

Dernière mise à jour: 13.04.09


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