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INTERNET. Facebook, dont le nombre de
membres a explosé durant l’été, devient aussi un puissant réseau social pour
notre région.
POPULARITÉ EXTRÊME. Le 19 février
dernier, dans ces colonnes, nous vous invitions à faire les premiers pas sur
Facebook. En sept mois, cent millions de nouveaux membres ont rejoint ce qui est
devenu la plus grande communauté mondiale de réseautage social. Durant les deux
derniers mois, 50 millions de nouveaux membres sont entrés dans le réseau, alors
qu'il avait fallu trois ans à Mark Zuckerberg, l’étudiant qui a créé ce réseau
depuis sa chambre d’étudiant de Massachusetts, pour réunir les 50 premiers
millions d'adhérents. Facebook est actuellement le quatrième site le plus visité
au monde et s'offre même le luxe de dépasser Wikipédia.
PREMIERS BÉNÉFICES. On à longtemps craint que le réseau
disparaisse d'un jour à l'autre, manque de moyens financiers. Les espaces
publicitaires sont discrets et pour l’instant peu efficaces. Mais pour la
première fois depuis sa création, le site réalise des bénéfices, selon son
concepteur, sans qu'il précise le montant des bénéfices obtenus. Il prévoit que
le site devrait générer en 2009 500 millions de dollars de chiffre d'affaires.
C’est modeste, mais après trois ans de lourdes pertes, le risque de la
disparition de ce réseau est écarté.
NOUVEAU TISSU LOCAL. Des outils et
applications Internet permettant de relier des intérêts similaires entre
individus du monde entier, il en existe depuis la création d'internet. Pensons
aux newsgroups, aux forums de discussion, aux sites de « tchat », à Skype, sans
oublier «Second Life». Ce qu’a raté ce dernier, Facebook l’a réussi: créer un
réseau démocratique, gratuit et extrêmement populaire au sein des régions et des
identités locales. Prenons le cas de la Gruyère. Nous sommes plusieurs milliers
de membres de tous âges. a preuve, mes parents, âgés de 86 et 93 ans, s’y s’y
ont mis, ce qui leur permet de suivre jour après jour la vie et les activités de
leurs enfants et petits enfants! Ce tissu social régional ne revêt pas de
caractère d’isolement physique. Au contraire, les nombreux échanges stimulent à
la rencontre, à la visite d’une manifestation locale, à l’ouverture d’un nouveau
lieu de rencontres, à un événement culturel. Cette communauté n’est pas
seulement constituée de personnes physiques, mais aussi d’entreprises et
organisations, tout comme de fans clubs. Certains l’ont bien compris. Le Gruyère
AOC comprend aujourd’hui 1629 fans , les Francomanias 944 membres, la Ville de
Bulle 1313 membres.
ABUS DES FONCTIONNAIRES. Depuis que
Facebook est devenu populaire, les machines à café fonctionnent au ralenti dans
les bureaux de nos administrations cantonales et fédérales, car des millions
d’heures payées par nos impôts sont gaspillées pour satisfaire des distractions
purement privées. Se la couler douce au bureau devant Facebook, c’est de
l’histoire ancienne pour la plupart des fonctionnaires fédéraux depuis la
semaine passée. Les accès à Facebook des collaborateurs de six des sept
départements (le DFAE fait exception) et de la Chancellerie fédérale ont été
bloqués. Idem pour les employés des cantons de Fribourg, de Neuchâtel, du
Valais, de Thurgovie et de Zurich, de la Poste et des CFF. Dans l’économie
privée, actuellement sous forte pression, les abus semblent moins fréquents, les
règles d’éthique internes suffisant dans la plupart des cas.
QUELQUES RÈGLES. Comme dans toute
société, un certain nombre de règles doive être respectées si l'on veut
préserver son image. Il ne faut pas dire, faire et publier n'importe quoi et
n’importe quand. Le but n'est pas non plus d'avoir le plus d'amis possibles,
mais de les choisir comme on le fait dans la vie pratique. On peut toujours
supprimer (virtuellement, il s'entend !) les faux amis et les trop bavards. On
n'écrit pas sur le «mur» un commentaire qu'on voudrait adresser personnellement.
On ne publie pas une photo qui peut compromettre un ami (comme une fin de soirée
bien arrosée) en créant un lien entre le visage de votre ami et leur propre
compte. Finalement, on agit en adulte responsable, comme de vrai.
« Que je te trouve sur Facebook et je te dirai qui tu es ».
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