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INTERNET. Ordinateurs et téléphones
portables font partie de notre vie quotidienne. L’écobilan de ces engins révèle
une situation catastrophique au niveau de leur consommation et des déchets
qu’ils engendrent. Des solutions en vue.
NOS VORACES PC. Selon les estimations
de chercheurs de l'université des Nations Unies (UNU), un ordinateur de table
associé à un écran de 17 pouces pèse en moyenne 24 kilos et sa construction a
consommé 1,8 t de matériaux. Cela représente 240 kilos d'énergies fossiles, 22
kilos de produits chimiques et 1500 litres d'eau (www.futura-sciences.com).
Durant leur utilisation, ces ordinateurs consomment non seulement de
l'électricité, mais produisent également du CO2 et des gaz à effet de serre, du
fait qu'une grande partie de l'électricité mondiale est produite à partir de
matières premières fossiles. Selon une étude commandée par le gouvernement
français, les technologies de l'information et de la communication brûlent
actuellement en France 13 % de l'énergie totale consommée dans le pays. Et ce
chiffre est en progression rapide.
GOOGLE TRES GOURMAND. Gerhard Fettweiss, universitaire de
Dresde en Allemagne, précise même que selon son calcul et si la tendance ne
s'inverse pas, internet consommera dans moins de 25 ans autant d'énergie que
toute l'humanité actuellement. Et ce scientifique n'est pas le seul à tirer la
sonnette d'alarme. Selon leurs calculs, une simple recherche sur le site de
Google consomme autant d'énergie qu'une ampoule électrique durant une heure.
Cela s'explique par le fonctionnement continu d'une multitude de serveurs
regroupés en centres de données géants qui gèrent les informations stockées pour
répondre à nos requêtes. Selon une étude commandée par le fabricant de
composants AMD, les plus grandes firmes informatiques du monde utilisent chaque
année l'énergie produite par 14 centrales électriques.
UNE DIRECTIVE EUROPEENNE. On estime
qu'actuellement, les ordinateurs et téléphones portables ont une durée de vie
moyenne de deux ans. Des quantités gigantesques de déchets sont donc produits au
niveau planétaire. C'est pour mieux gérer ces déchets et leur traitement qu'une
directive européenne a été signée le 13 février 2003. Elle fonctionne selon le
mode du « pollueur -payeur. Elle ne concerne pas seulement le matériel
informatique, mais tous les appareils électriques et électroniques ainsi que les
pièces détachées et les consommables.
GÉRER
SA CONSOMMATION. Économiser l'énergie coûte
nettement moins cher que de la produire. C'est dans ce sens que de nouveaux
outils viennent d'apparaître pour permettre de contrôler de manière précise la
consommation électrique générée aussi bien au niveau des entreprises que dans un
ménage privé.
Cette nouvelle technologie, qui vient de
débarquer en Suisse, se dénomme «smart metering» (en français : compteurs
intelligents). De petits boîtiers, enfichés dans les prises électriques à
courant faible, identifient de manière très détaillée et en temps réel la
consommation énergétique des différents appareils électriques et électroniques
d'un foyer, d'un bâtiment ou d'une entreprise. Ils la transmettent par onde
radio à un récepteur électronique (par exemple une clef USB réceptrice). Ce
récepteur envoie alors ces données dans un programme informatique qui peut même
être relié à un site internet sécurisé. Cela permet à tout un chacun de
découvrir quels sont les utilisateurs électriques les plus gourmands de son
habitation.
Une première en Suisse, le groupe «Action
Energies» (groupeactionenergies.com)
présente cette nouvelle technologie, financièrement accessible à tout public,
dans le cadre de la première édition de GREENTECH, salon professionnel des
déchets, des ressources et des technologies de l'environnement, qui se déroule
cette semaine jusqu'à samedi à Forum Fribourg (www.greentech-expo.ch).
Pouvoir contrôler de façon précise la
consommation électrique de chaque appareil est primordial pour porter les
efforts d’économie sur les consommateurs les plus voraces. On chasse souvent la
souris, alors que l’éléphant est droit devant nous ! |