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PROTECTION.
Chaque internaute veut se protéger de façon efficace. Mais gare à de ne pas
acheter un faux anti-virus payant, inefficace et aux conséquences désastreuses.
LES LOGICIELS DE LA PEUR. Les
anglophones les appellent «scarewares». Vous naviguez sur la toile. Soudain, un
pop-up s’affiche sur votre écran et vous signale que votre protection antivirus
n’est pas à jour. Il peut même vous indiquer les noms de virus actuellement
installés dans votre ordinateur, vous rendant attentif au risque qu’ils
représentent. L’avertissement semble crédible, car vous êtes inconsciemment
sensibilisé par l’imitation de la charte graphique de Microsoft, d’Avast ou
d’autres antivirus populaires. Apeuré, vous cliquez sur le lien proposé. Vous
vous engagez alors dans la procédure de téléchargement du «soi-disant»
antivirus, en indiquant vos données personnelles ainsi que vos références
bancaires. Le logiciel s’installe, vous voilà rassuré.
Il n’y a pourtant pas de quoi, car non seulement vous avez payé pour un faux
antivirus qui ne remplit strictement aucun rôle de protection, mais qui a pu
habilement vous extorquer vos données personnelles et vos coordonnées bancaires.
Parfois même, votre antivirus légitime est désactivé et vous laisse sans aucune
protection. Comble de perversité: certains de ces faux antivirus introduisent
même des malwares et chevaux de Troie. Se débarrasser de ces faux anti-virus
nécessiterait jusqu’à trois jours de travail pour un spécialiste. Pour les
cyber-criminels, le profit est double: celui de votre versement en ligne, mais
aussi celui de la revente de vos données personnelles à d’autres cyber-escrocs,
avec usurpation d’identité et fraudes à la carte bancaire.
UN PHÉNOMÈNE CROISSANT. Selon la firme Symantec (symantec.com,
qui commercialiste Norton Antivirus), qui vient de publier un rapport sur le
sujet, le nombre de tentatives d'installation de ces "facticiels", terme
utilisé par l'éditeur, est estimé à 43 millions pour la dernière année. Depuis
quelques mois, cette nouvelle forme d’escroquerie est en très forte croissance.
RECONNAITRE UN FAUX ANTIVIRUS. Ils se nomment Spyware Guard 2008, Antivirus
2008, Antivirus 2009, Smart Virus Eliminator, Fast AntiVirus 2009, WinAntiVirus
Pro, et bientôt Antivirus 2010, etc.. Ils seraient près de 250 à vous guetter
sur la toile.
RÈGLES À RESPECTER.
Pour éviter de tomber dans le piège, il suffit de respecter quelques
règles de base. Aucun éditeur d’antivirus, qu’il soit payant ou gratuit, ne
sollicite jamais l’internaute par des moyens trop virulents (pop up, messages
alarmistes). Un pop up qui s’affiche et se réfère à un antivirus différent que
celui que vous avez installé est nécessairement un piège. N’acceptez non plus
jamais un scan en ligne de votre ordinateur si vous ne l’avez pas vous-même
sollicité.
RESPIRER AVEC UN BON ANTIVIRUS ?.
Peut-être que non. Le 27 octobre, le laboratoire de cryptologie et virologie
opérationnelles de l’ESIEA (www.esiea-recherche.eu)
à Laval (France) publiait un rapport qui donne une claque sévère aux grands
éditeurs d’antivirus, comme McAfee, Norton, G Data, AVG, ESET/NOD 32, Kaspersky
et Dr Web. Dans le cadre d’un «crash test» organisé par des experts de la
sécurité informatique du groupe International Alternative Workshop on Aggressive
Computing and Security (iAWACS), il n’aura pas fallu plus de 2 minutes (McAfee)
à 40 minutes (Dr Web) pour désactiver ces 6 logiciels antivirus, ce qui, selon
eux, démontrerait «la très grande vulnérabilité des principaux antivirus
présents sur le marché». Moralité : même avec un bon antivirus, prudence,
vigilance et un peu de bon sens restent de rigueur.
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