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PROGRAMME. Depuis sa sortie le 22 octobre,
Windows 7, le nouveau système d’exploitation de Microsoft,
rencontre un succès peu habituel. La firme de Redmond respire!
UN SUCCÈS ANNONCÉ. Sorti en fanfare le 22
octobre, et en moins de 10 jours, le nouveau système d’exploitation de Microsoft
avait déjà conquis près de 3,7% du parc total d’utilisateurs. Du jamais vu. Avec
92% des ordinateurs qui logent un système d’exploitation créé par la firme de
Bill Gates (contre seulement 5,3% pour Mac OS X), Microsoft maintient sa
suprématie dans ce domaine. Windows 7 lui apporte du sang neuf pour mieux
affronter les nouvelles attaques de Google durant l’année 2010. Cette nouvelle
version (justement la 7ème depuis le début de Windows) reprend quelques bonnes
idées de Vista et apporte de nombreuses modifications, que ce soit au niveau de
l’interface et de l’ergonomie (merci McIntosh!), tout en améliorant les
performances globales, même sur des machines pas très puissantes. La sécurité
était aussi l’une des priorités de Microsoft.
Le bilan tracé par les utilisateurs et les
revues spécialisées s’avère jusqu’à présent plutôt positif. Il faut bien dire
que Vista avait énervé tant de monde que le nouveau venu était attendu avec
beaucoup d’espoir. Quelques ombres viennent cependant de surgir. Avant-hier
(mardi 17 novembre, ndlr), Microsoft confirme l’existence d’une faille critique
de sécurité, la première découverte jusqu’à ce jour. Le problème est que cette
faille a été découverte par un chercheur en sécurité qui l’a immédiatement rendu
publique, sans laisser le temps à Microsoft de travailler sur un correctif. Pour
l’instant, les hackers peuvent donc joyeusement s’amuser à profiter de cette
faille en l’absence de tout «sparadrap». Autre déception, un test comparatif
effectué par la revue Laptop.mag.com révèle que l’autonomie des netbooks
tournant sur Windows 7 ont une autonomie inférieure qu’avec Windows XP. Mais
rassurons-nous, un premier «Service Pack» (SP1) est déjà sur les starting-blocks
et devrait être disponible au début de l’année prochaine.
LES LIVRES EN GUERRE. Google Books
(books.google.com), vous connaissez? C’est le titanesque projet de Google de
numériser et de rendre accessible au grand public une grande partie des ouvrages
sur lesquels s’accumule autrement la poussière des grandes bibliothèques. Un
projet ambitieux et parti d’une manière quelque peu cavalière, ou du moins
naïve, sans vraiment considérer les subtilités nationales des droits d’auteurs.
Mardi(le 17 novembre 2009, ndlr), et afin de calmer le jeu, Google annonce son
renoncement à poursuivre la numérisation des livres non anglo-saxons. Faut-il
s’en réjouir ? Pas forcément. Pour nous francophones, l’accès au savoir humain
s’exprimant en vieux français jusqu’au français moderne, représente une richesse
incomparable. Ne ressentez-vous pas une certaine émotion à découvrir la
description de la Ville de Bulle dans l’ «Encyclopédie ou Dictionnaire universel
raisonné des connaissances» édité en 1771 ? Qu’en sera-t-il du partenariat entre
la Bibliothèque cantonale de Lausanne et Google ? Et les auteurs jouissant de
droits n’auraient-ils pas pu profiter des négociations en cours avec Google pour
populariser leurs ouvrages et en retirer des royalties, comme l’ont fait leurs
collègues américains?
TRADUCTION AU SUPERLATIF. C’est sorti
aujourd’hui même. Google lance un tout nouveau système de traduction
révolutionnaire en pas moins de 52 langues. C’est à
translate.google.com.
Saisissez un texte, une adresse de site web, et même un fichier texte sur votre
ordinateur. Même un pdf de centaines de pages fonctionne! Dans certaines
langues, vous pouvez écouter la bonne prononciation. Je traduis en chinois mais
ne le prononce (évidemment) pas. Je clique sur «Afficher en écriture latine». Je
peux alors lire mon texte en écriture phonétique à un chinois. Espérons qu’il me
comprenne!
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