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JEU DE CARTES. Avec sa puissante
cartographie numérique, Google Maps a surpassé et quasiment balayé tous les
systèmes antérieurs. Une suprématie à laquelle s’attaque Microsoft. Ca va faire
«bing».
Grande surprise dans le combat des chefs
auquel se confrontent Microsoft et Google. Comme dans un combat de boxe, on
attribuera un avantage certain à Microsoft dans le domaine des systèmes
d’exploitation - Windows 7 fait un carton - et dans les logiciels de
bureautique. L’avantage de Google réside dans sa forte supériorité, non
seulement dans le domaine des moteurs de recherche, mais aussi dans tout ce qui
touche la cartographie, la géolocalisation et les liens textuels et visuels
entre le monde de l’internet et la géographie planétaire à haute résolution.
Les applications Google Earth et Google Maps sont entrés dans les PC de tous les
foyers, et même depuis peu dans les smartphones de dernière génération.
Microsoft fait Bing. Nous en avions parlé dans l’édition
du Journal La Gruyère du 4 juin dernier, Microsoft, las de la suprématie de
Google dans le domaine des moteurs de recherche, sortait «Bing» (www.bing.com),
une nouvelle génération de moteur de recherche, selon ses dires. Pour l’instant,
on ne pas peut parler d’échec, car, selon une étude effectuée en octobre par le
cabinet d'analyse marketing ComScore (www.comscore.com),
Bing aurait atteint 10% de part de marché aux Etats-Unis après seulement 4 mois,
une performance remarquable, acquise en grande partie au détriment du moteur de
Yahoo, et non de Google.
Et voilà qu’il y a quelques semaines,
Microsoft lance, en version beta pour l’instant, Bing Maps (www.bing.com/maps).
Une imitation pure et simple des applications de Google? Pas vraiment. Première
différence, Microsoft réunit les cartes 2D en vision «plan» et «satellite» ainsi
que les vues 3 D non pas sur un logiciel propriétaire, mais directement
accessibles sur un navigateur web. Pour un bon fonctionnement, Bing Maps exige
malgré tout le téléchargement automatique de quelques plugins, dont Silverlight
(www.microsoft.com/silverlight),
concurrent d’Adobe Acrobat, ainsi que d’un module 3D.
Du 3D intelligent. Vous avez
certainement parcouru le globe et les villes sur Google Earth, en constatant que
la 3ème dimension des bâtiments dans les villes n’est visible que lorsque
ceux-ci ont été modélisés et placés aux bons endroits. Bing Maps offre aussi
cette alternative en proposant le téléchargement de «3DVIA shape for Maps».
Mais, plus subtils, les concepteurs utilisent les photos aériennes prises sous
divers angles pour les fusionner et permettre de voir chaque façade d’immeuble.
Les deux captures d’écran ci-dessus illustrent parfaitement la prouesse réalisée
par les informaticiens de Microsoft. Pour réaliser ce tour de force, et à défaut
de toute information précise à ce sujet, on peut supposer que Microsoft utilise
la technologie de fusion d’images développée dans l’application en ligne
Photosynth (www.photosynth.com). Mais
n’allez pas survoler le canton de Fribourg, c’est toujours l’une des régions du
monde où la qualité d’imagerie aérienne est la plus déficiente.
Microsoft sur nos routes ? Google
Street View a fait couler beaucoup d’encre, en particulier en Suisse. Microsoft
s’y met aussi, avec «Street Side». Bien que non encore intégré à Bing Maps, vous
pouvez déjà découvrir cette fonctionnalité, aussi en version beta, à partir de
http://www.bing.com/maps/explore/.
Choisissez une ville (limité aux grandes villes américaines pour l’instant) et
cliquez sur l’icône du personnage en bleu en bas d’écran. Déplacez le dans la
rue désirée dans laquelle vous vous trouvez immergé en quelques secondes.
Déplacez le personnage à votre guise. C’est nettement plus convivial que Google
Street View. Si le floutage est discret mais efficace sur les plaques
d’immatriculation, il est quasiment nul sur les visages! De quoi donner des
sueurs froides à nos autorités de surveillance. A quand les voitures Bing
sillonnant nos routes suisses ?
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