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INTERNET. Modifier les moindres détails du logo d’une marque serait considéré
comme un crime de lèse-majesté. Les doodles de Google brisent la règle
d’or et jouent en artistes avec leur logo.

Google est le
seul à oser violer l’une des règles d’or les plus respectées dans le domaine de
l’identité des marques..
Chaque
entreprise possède un logo caractéristique, dûment protégé. Il fait partie de ce
qu’on nomme dans le métier son corporate identity ou son corporate design. Les
polygraphes et les graphistes sont avertis: gare à celui qui aura l’imprudence
de modifier les moindres détails du logo d’une marque, que ce soit dans sa forme
ou ses références colorimétriques.
Parti d’un
gag
Vous connaissez bien le logo de Google, qui se
distingue par une écriture simple et bien lisible (il utilise la police de
caractères Catull), égayé par l’alternance des lettres en couleur bleue, rouge,
jaune et verte. Pour jouer avec sa marque, Google a eu l’idée originale de nous
accueillir plusieurs fois par mois avec un logo totalement différent sur sa page
d’accueil. C’est la seule grande marque mondiale à oser violer l’une des règles
d’or les plus respectées dans le domaine de l’identité des marques. Tout est
parti d’un gag des fondateurs de Google, Larry Page et Sergey Brin en 1999,
quelques mois après le lancement de leur moteur de recherche. Pour s’amuser, ils
insèrent dans leur logo le dessin d’un petit personnage pour informer les
visiteurs qu’ils étaient absents du bureau. C’est ainsi que naît le premier
doodle, qu’on peut traduire par gribouillage ou griffonnage. Durant cette même
année, seuls les internautes américains découvriront les doodles de l’Oncle Sam,
Thanksgiving et Halloween.
En 2000, les deux fondateurs de Google demandent à Dennis Hwang, l’un de leurs
stagiaires, de créer un doodle pour commémorer le 14 juillet en France. Et
c’est le succès. Dennis Hwang est nommé responsable des doodles, qui, dès ce
moment, apparaissent à un rythme soutenu.
Du global au régional
En dix ans, plus de mille doodles ont fait l’objet d’une parution, l’espace de
vingt-quatre heures. On peut découvrir tous les doodles à partir de 1999 à
www.google.com/logos. Au début, ces
dessins, uniquement statiques, visaient avant tout à commémorer les jours fériés
et les grands événements et s’affichaient dans les pages d’accueil de l’ensemble
des pays. En évoluant, l’équipe de concepteurs a « régionalisé» son offre,
certains doodles s’adressant spécifiquement aux visiteurs d’un pays défini.
Pour exemples: le 27 novembre dernier, un doodle en Egypte pour ses élections;
le 26 novembre, en Nouvelle Zélande, également pour ses élections; le 19
novembre en Russie pour le 300ème anniversaire de Mikhail Lomonosof, un
scientifique et humaniste bien peu connu chez nous (merci Wikipedia!).
Vers
l’interactivité
Le 23 novembre dernier, le doodle interactif le plus sophistiqué développé par
Google et consacré au 60ème anniversaire de la première publication de
Stanislaw Lem, auteur de science-fiction, a passionné des dizaines de millions
d’internautes européens. Vous vous souvenez peut-être d’avoir pu gratter les
cordes d’une guitare Gibson Les Paul le 9 juin 2009, ou, plus récemment, le 16
avril 2011, d’avoir visionné le court-métrage réalisé par l’équipe Doodle pour
le 122ème anniversaire de la naissance de Charlie Chaplin. La journée du 24
septembre a débuté avec le sourire grâce au doodle interactif dédié à Jim Henson,
créateur du Muppet Show. Et hier, par un émouvant dessin panoramique, on nous
fait découvrir, grâce au lien vers wikipedia, qui était Mark Twain.
«Doodles»
pour la Suisse?
Parmi plus de 700 doodles développés pour les pays, nous découvrons chaque année
depuis 2001 un doodle lors de notre Fête nationale. Mais soyons plus présents.
Graphistes, à votre stylet et envoyez vos propositions à proposals@google.com.
Dans le cadre de compétitions renouvelées chaque année, les enfants de Suisse
sont aussi invités à proposer leurs dessins. A découvrir à
google.com/doodle4google. 24 heures de célébrité!
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