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RECONNAISSANCE VOCALE. Utilisée avec parcimonie en bureautique, la
reconnaissance vocale prend un nouvel essor, avec des applications parfois
inattendues.

Siri, compagnon
virtuel de l’iPhone 4S, est doté d’humour. Conseils pratiques, peut mieux faire!
Il y a vingt
ans, jamais on n'aurait imaginé que l'ordinateur des années 2010 ait encore
besoin d’un clavier, vieil héritage des machines à écrire mécaniques inventées
durant le XIXè siècle. Certes, les claviers de nos ordinateurs sont plus
ergonomiques, possèdent plus de touches et il n’y a plus à dépêtrer les barres
de lettres qui se coinçaient lors de la frappe. Même sur un smartphone et une
tablette, un clavier, même purement tactile sur une surface lisse, reste
indispensable. Et pourtant, il faut admettre humblement que nous ne sommes pas
tous nés dactylos. Chez beaucoup d'utilisateurs de clavier, huit doigts inactifs
se demandent pourquoi les deux index s'agitent si frénétiquement sans distribuer
le travail. S'ajoute le problème du manque de maîtrise de l'orthographe, de la
grammaire et de la syntaxe. Même si de nombreux programmes, à commencer par
Microsoft Word, peuvent contribuer à aider les cancres en écriture, les fautes
d'orthographe dans sa langue maternelle restent extrêmement pénalisantes.
La voix qui sauve
Pur bonheur, au stade actuel du développement de l’homo sapiens, la voix
représente pour les humains un fabuleux moyen d'expression qui s'apprend dès les
premières années de vie et se perfectionne en période de scolarité.
Il donc logique que la reconnaissance automatique de la parole s’impose dans les
prochaines années, non seulement dans le domaine de l’informatique, mais aussi
dans de nombreuses applications où l’homme s’adresse à une machine pour lui
demander une tâche précise, bien ciblée et non forcément répétitive.
C’est en 1997
déjà qu’apparaît le logiciel Dragon Naturally Speaking, racheté ensuite par
Scansoft et rebaptisé Nuance Naturally Speaking. Reconnaître une voix et
comprendre le sens des sons émis ne sont pas tâche aisée. La question est trop
complexe pour être développée ici (plus de détails sur
http://fr.wikipedia.org/wiki/Reconnaissance_vocale). Sachons seulement
qu'elle est basée sur des algorithmes très complexes et qu'elle requiert des
ressources de calcul élevées, ce qui explique le retard de ces technologies.
Actuellement très performant, un tel logiciel requiert toujours une phase
d'apprentissage assez astreignante et qui demande de la discipline.
Boosté par
le mobile
C’est par l’internet mobile que la reconnaissance vocale prend un nouvel essor.
Ce n’est plus notre machine qui tente la reconnaissance, mais un ordinateur
distant, bien plus puissant que le processeur de notre smartphone. Mais
attention, cette machine mémorise ce que nous demandons et connaît notre
identité, une démarche loin d’être innocente, même si le but avoué est
d’améliorer le taux de performance de la reconnaissance vocale. Dès 2012, la
reconnaissance vocale entre dans le domaine de l’automobile. Un simple «C’est
moi!» suffira à l’informatique embarquée pour reconnaître le conducteur.
Evidemment, il ne sera plus nécessaire de sortir le smartphone de sa poche, ni
de régler la position du siège. Tout se fera par commande vocale.
L’humour en
plus
Pour dicter un message SMS, e-mail, Facebook ou Twitter avec l’iPhone,
l’application Dragon Dictation fait des merveilles. Sur Androïd, elle est
intégrée dans l’application Swype depuis quelques jours.
Siri, vous connaissez? C’est le compagnon virtuel choisi par Apple dans son
iPhone 4S. Pour l’instant en phase beta, il ne sert pas à dicter un texte, mais
à chercher pour vous des renseignements et liens sur la toile. Excellent pour
trouver un titre musical, un contact, un rendez-vous, une note et toute
recherche dans Google, il ne prend pas en charge les itinéraires et les
fonctionnalités de Google Maps. C’est par l’humour qu’il compense actuellement
ses faiblesses. «Bonne Année Siri!» : «Merci! Amusez-vous bien.»
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