|
FORMATION. Du tableau noir à la tablette personnelle, l'évolution est radicale.
Et de nouvelles applications vont offrir des possibilités supplémentaires.

La démarche
exige une préparation concertée. Elle ne peut se faire d'un jour à l'autre.
En cinquante ans, le monde de la formation
scolaire a fondamentalement changé. La génération née dans les années 1950 ne
peut être qu'admirative devant toutes les possibilités de formation qui sont
actuellement offertes aux jeunes. Finis les coups de règles douloureuses sur les
phalanges et autres sévices physiques et psychologiques, finies les questions
stupides exigeant de décrire la photo qui figurait à la page 189 du bouquin de
géographie, fini l'apprentissage de langues que le professeur ne connaissait pas
lui-même. Plus tard, vers 1970, chaque étudiant transportait avec lui sa table
de logarithmes, car à cette époque, une calculatrice de poche HP, Texas
Instruments ou Commodore, coûtait de plus 1500 francs et dépassait largement le
budget d'un étudiant.
Même si rien n'est évident actuellement dans le domaine de la formation
scolaire, le réseau mondial interconnecté en temps réel offre des possibilités
de formation totalement inimaginables il y a encore moins de dix ans.
L'arrivée de l'informatique dans les écoles
n'est pas nouvelle. Dans le canton de Fribourg, elle s'est faite au début des
années 1990 par l'arrivée des premiers ordinateurs personnels dans les classes.
Il a fallu attendre dix ans de plus pour voir ces mêmes ordinateurs reliés à
internet. La situation, un ordinateur pour une classe, est probablement encore
la norme dans de nombreuses classes en Suisse et à l'étranger, même si certains
élèves possèdent dans leur poche le smartphone qui permettrait de franchir
l'étape suivante, une communication personnalisée vers le contenu offert par
internet.
Pour les pays du tiers-monde, qui ont pu réaliser un saut de géant en passant du
tableau noir à l'écran d'ordinateur, le contraste est encore plus saisissant,
car il s'est réalisé sur une période beaucoup plus courte.
Au niveau des hautes écoles, universités et
écoles professionnelles de haut niveau telles les écoles hôtelières de Lausanne
et de Glion, le laptop, emmené dans chaque salle de cours et interconnecté,
accompagne systématiquement chaque étudiant. De puissantes applications, telles
que iTunes U, sont à disposition des professeurs et de leurs élèves.
Ce n'est que très récemment que les
tablettes ont débarqué sur le marché avec un succès incroyable. On y trouve deux
challengers: l'iPad d'Apple et l'Androïd de Google. Pour la tablette PC de
Microsoft, attendons pour juger. Avec plus d'un demi-million d'applications, l'iPad
et Androïd proposent des concepts totalement innovants dans le domaine de la
formation scolaire, universitaire et la formation continue pour les adultes.
Pour ces derniers, c'est du pain béni, et, puisque béni, presque totalement
gratuit.
Nos petits élèves fribourgeois vont-ils
bientôt se rendre à l'école avec leur tablette? C'est évident. Mais la démarche
exige une préparation concertée qui ne peut pas se faire d'un jour à l'autre.
Ces projets doivent être validés par la direction, les enseignants, les parents
et les décideurs. Les enseignants doivent être formés aux nouveaux outils
pédagogiques, une infrastructure technique doit être mise en place pour
permettre l'utilisation des nouveaux outils, et, évidemment, les ressources
d'enseignement pertinentes doivent être disponibles pour ces nouveaux
environnements. Sur tous ces points, l'étude
Migrer des ordinateurs aux tablettes publiée par la Direction de
l'instruction publique, mérite une lecture attentive.
| |