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CONSOMMATION. Destinés prioritairement à rassembler des individus en
communautés, les réseaux sociaux servent maintenant aussi de plate-formes
interactives au commerce de détail. Le tableau actuel montre d'énormes
disparités.

Les réseaux
sociaux qui ont la cote auprès du commerce de détail.
Il n'est un
secret pour personne que la concurrence sur le marché de détail est de plus en
plus exacerbée. C'est bien visible dans notre canton, où les nouveaux centres
d'achat extra-urbains poussent comme des champignons. Pourtant, le gâteau à
partager reste plus ou moins le même. Pour mieux fidéliser le consommateur, il
faut innover. Les outils de communication traditionnels sont bientôt épuisés:
promotions sur le lieu de vente, dans les journaux, les tous-ménages, les
catalogues, la radio et la télévision.
Maintenant qu'une majorité de la population active est reliée à internet au
domicile, au travail ainsi qu'en déplacement par les smartphones, de nouveaux
créneaux se sont ouverts au commerce de détail pour entrer en interaction
dynamique avec son "ami" le consommateur. La palette des opportunités est
immense avec les sites internet, les blogs, Facebook, Twitter, Google+, Linkedin,
YouTube et les applications mobiles.
Firegroup, une entreprise privée suisse, avait pour but d'observer la présence
ou non d'une cinquantaine des plus grandes entreprises suisses (et quelques
étrangères présentes en Suisse), sur les réseaux sociaux. L'étude complète et
accessible en allemand
ici.
Les auteurs ont attribué à chaque média social une pondération de points
maximaux afin d'atteindre la note maximale de 100 points. Cela leur a permis
d'établir un classement au niveau des entreprises de commerce de détail aussi
bien qu'au niveau des branches commerciales.
Les
résultats par branche
Très logiquement, les entreprises qui ont donné la
priorité, non pas à des surfaces de vente étendues, mais à la vente en ligne,
arrivent en tête. Elles sont suivies par les branches qui recouvrent les
domaines de la librairie, du multimédia et du vêtement. L'électronique n'arrive
qu'en cinquième position, suivie par l'alimentation. Dans les bien moins
performants, on trouve les articles de sport (étonnant en regard de leur public
jeune et actif), les pharmacies et drogueries, et le secteur du bricolage et de
la construction.
Les
résultats par enseigne
Migros ressort largement vainqueur, suivi par
Ikea, Digitec (récemment racheté par Migros), Steg Electronics
et Brack Electronics, Coop accusant un certain retard par rapport
à son concurrent direct en ne se positionnant qu'à la sixième place. Sur 50
entreprises, la queue de liste est occupée par Globus, Jumbo,
Landi et Volg, bon dernier.
Mon
ami le consommateur
Bien que fort révélatrice des nouvelles tendances et
opportunités offertes par les nouveaux réseaux, cette étude nous amène à
exprimer certaines réserves. En Suisse, le consommateur est en majorité suisse
allemand. Facebook ne permet pas de jouer au "choose your language". On
retrouve donc des pages certes dynamiques, mais prioritairement en langue
allemande. L'internaute s'exprime même souvent en dialecte, bien peu
déchiffrable pour nous. Les applications sur smartphone sont bien mieux
adaptées.
Mais sommes-nous prêts à charger plusieurs dizaines d'applications de commerces
de détail? Exemple d'un proche futur: vous parcourez la ville de Bulle. De votre
smartphone surgissent, grâce à la géolocalisation, toutes sortes de bips de
notification: une action sur la viande de bœuf à droite, une promotion spéciale
pour un laptop à gauche, un équipement de ski à prix cassé durant 30 minutes.
Seule limite pour les publicitaires du numérique: l'imagination!
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