Le patois, langue secrète du petit Valentin |
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Valentin
Kolly n'a que 8 ans. Il parle (et chante) parfaitement le patois, la langue
parlée normalement par ses grands-parents et Denis, son papa. Il parle
tellement bien l'idiome de ses ancêtres qu'il a déjà participé à
l'émission en patois que Radio Fribourg diffuse en direct le premier
dimanche du mois. C'était l'an passé. "Ce gamin a le patois dans le
sang", commente Albert Bovigny, l'animateur de cette émission très
écoutée.Valentin Kolly porte fièrement le bredzon et aime cette langue. Il l'utilise fréquemment lorsqu'il part aux courses avec ses parents ou qu'il donne un coup de main à son père qui exploite, outre un domaine à Pont- la-Ville, un commerce de pneus dans l'annexe de la "maison du patois" (c'est ainsi que leur ferme est appelée par les anciens de ce village gruérien). "Devant les clients, Valentin ne dit rien. S'il veut me demander quelque chose, il le fait en patois, que la plupart des gens ne comprennent pas", rapporte son père. La langue secrète que Valentin partage avec ses parents. Celle aussi dont il use en "faisant les commissions avec maman", pour que personne ne sache de quoi il parle. Langue secrète, langue discrète... Auteur: Nicolas Ruetsche, Journal Le
Matin du dimanche 19 août 2001 |
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Publié avec l'autorisation du Journal Le Matin |
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