| Les éléments de la carte de 1916 se retrouvent: le nuage
planant véhicule le céleste personnage et son âne, dont on
aperçoit... l'autre extrémité (astuce qui facilite le
dessin) ! Le même décor dénote à la fois Fribourg et le
quartier où se déroulent les festivités.
La datation
pose pour les premières années de difficiles
problèmes, puisqu'aucune indication à ce sujet n' est
imprimée. Quand la signature est celle d'un élève - comme
c'est ici le cas -, cela fournit un bon indice car on peut le
situer dans l'année de sa sixième littéraire, classe
traditionnellement chargée d'organiser le cortège.
Ce
principe, rigoureusement appliqué dans PF, semble pourtant
subir quelques exceptions. Ce n'est pas le cas de 1917, où le
dessinateur Chuard paraît avoir joui de beaucoup de liberté,
car on ne reconnaît guère le style du Maître. Le maniement
de la plume est beaucoup plus lourd que dans les dessins de la
Légende. Si la chape est belle dans son ampleur, la crosse en
revanche est maladroite, ainsi que les maisons du paysage.
Cependant, cette carte figure dans l' album où M. Reichlen a
collationné celles qu'il a vues sortir de ses classes: il la
date et la prend en quelque sorte sous son aile. Ce qui ne
sera certes pas le cas de celle de la page
suivante. Et pour
cause !
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