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Un autre aspect de la coutume: dans les semaines qui
précèdent la fête, les enfants écrivent une lettre à
Saint-Nicolas pour lui indiquer les cadeaux qu'ils désirent.
Ce qui met parfois les parents dans l'embarras ! Saint Nicolas
a pris position sur le balcon de sa Cathédrale, où il
accueille l'arrivée d'un imposant courrier, apporté par un
ange léger et facétieux.
On répète à l'envi que, même sous la signature d'un
élève, la main professorale se reconnaît aisément. Les
sculptures de pierre, notamment les croisillons de la
balustrade, sont reconnaissables sur la carte
précédente.
Saint Nicolas a souvent ce même visage au nez fort, comme
dans le dessin de 1918 ou 1919, ainsi qu'un air de grande
bonté, parfois de bonhomie. Suis-je trop imaginatif si je
trouve qu'ici il ressemble beaucoup à l'Abbé Bovet? Barbe en
plus naturellement! Et l'on verra par la suite (1930
(1), 1937)
qu'E. Reichlen s'est livré de son propre aveu au jeu de la
personnification.
L'angelot-facteur, dans sa nudité habillée d'une casquette
et d'une sacoche, fait-il un peu actrice de cabaret, danseuse
de revue? D'aucuns en ont été choqués: il en faudrait
plus aujourd'hui! On pense à Trénet: "Quand un
facteur s'envole...".
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Détails sur la carte: Signature:
H. Corti ( Henri Corti, élève de 6e littéraire, qui, dans
le Palmarès, ne brille que par ses notes en dessin). |