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Voici une découverte récente. Ce n'est, en effet, qu'en 1997
que j'ai pris connaissance de cette image par l'intermédiaire
d'un commerçant philatéliste. Curieusement, depuis lors, il en
est apparu deux ou trois chez les marchands, et même une
édition en bleu. Le dernier exemplaire, reçu au Media-Centre
de la Bibliothèque cantonale, porte au verso la date de 1929,
écrite au crayon à papier...
Alors que la carte officielle de cette année-là est signée
E.R. (pour Eugène Reichlen) pour la première fois depuis
1916,
l'auteur de ce doublet est difficile à identifier. Il n'y a
qu'un fragment de signature en bas à gauche, le dessin ayant
été coupé pour le clichage. La carte qui figure ici est celle
qui porte la plus grande partie de cet indice, l'exemplaire bleu
n'en gardant aucune trace.
L'année 1929 peut être admise comme vraisemblable: il
s'agirait du début d'une série puisqu'on retrouvera pendant
quatre années successives la même coexistence d'une carte
officielle, signée E.R. et d'une
deuxième, signée d'un
élève ou dépourvue de toute signature.
Dans le cas particulier, les lettres vaguement lisibles ne nous
renseignent pas avec certitude. La consultation de listes
d'élèves me fait supposer que l'auteur pourrait être Pierre
Dessonnaz. Mais si ce dernier, consulté à l'âge de
quatre-vingt-treize ans, se souvient bien d'avoir dessiné une
carte pour la Saint-Nicolas, il ne peut plus se rappeler le
sujet traité.
Ce qui est étonnant, c'est de n'en trouver
aucune trace dans
la collection d'E. Reichlen, car, indiscutablement, il y a mis
de son talent. On reconnaît son trait dans les hachures du
mobilier et celles, fort savantes, de la muraille de molasse,
dans le profil bien marqué de saint Nicolas, et surtout dans le
paysage encadré par l'ogive gothique: le bâtiment du Collège
St-Michel s'y détache avec une exactitude sans faille et une
souveraine élégance. Le thème est d'ailleurs fort
intéressant puisqu'il souligne habilement la relation entre la
fête et le Collège Saint-Michel. Ce qui pourrait nous conduire
à placer cette carte dans le cadre de l'Internat plutôt que
dans celui du cortège en ville, organisé par les élèves
externes de 6e littéraire. L'absence, au verso, de la phrase
qui relie la vente de la carte au financement des frais du
cortège, irait dans le même sens. Cela se confirmera dans les
années suivantes, où une situation semblable me conduit à la
même conclusion.
N.B. L'exemplaire ci-dessus, imprimé
en bleu, est le seul connu à ce jour.
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