L'allusion à l'actualité se fait ici
franchement ironique et anecdotique. Elle ne se rapporte pas à un événement précis,
mais à un fait de société qui, sous forme de manie, a envahi
le monde: le yo-yo! A un point tel que l'on n'a plus revu
depuis! Je me souviens que de graves Messieurs de la bonne
société se promenaient en ville avec cet indispensable
accessoire en pleine action, et que des concours de virtuosité
étaient organisés dans toutes les soirées chic.
Le style du dessin est très proche de
celui de
1931.
Cependant, sous le nuage qui sépare le ciel et la terre,
réapparaît le traditionnel petit paysage fribourgeois: le site
choisi est cette fois-ci le quartier de la
Cathédrale. Si Saint
Nicolas a dû déposer sa crosse dans les nuages pour apprendre
le yo-yo, il est accompagné des trois angelots plus habiles que
lui. Pour la première fois, ces gracieux personnages revêtent
une tunique ceinturée, sorte de robe-tablier unisexe dont E.
Reichlen a revêtu en 1917 les trois enfants de la Légende.
Leur présence deviendra un thème presque obligé et réalise
ainsi la parole de l'un des enfants dans la Complainte :
"Je croyais être en Paradis..."
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