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Splendide décor de la Porte de
Lorette, par où Saint Nicolas
était déjà entré à Fribourg en 1920. Il est cette fois-ci
accueilli par un personnage médiéval portant
l'arbalète,
symbole du tir, brodée sur son coeur. Le poème explique tout:
c'est en cela qu'il prouve son utilité et l'originalité de la
formule. Sans compter l'agrément de l'exercice en versification
classique.
C'est une fort gracieuse image dessinée avec un
soin extrême. Pour l' artiste, elle fait probablement référence à
une magnifique lithographie de ce site, dessinée par son oncle
Joseph Reichlen, à la fin du siècle précédent.
Quant à l'événement évoqué, il s'agit bien sûr du Tir
Fédéral, qui aura lieu à Fribourg en été 1934. Pour la
fête, toutes les sociétés chorales et instrumentales de la
ville préparent le Festival "Mon Pays"
composé,
pour la musique, par l'Abbé Joseph Bovet et pour le texte, par
Jules Bondallaz, Préfet de la Glâne, dans une mise en scène
de Jo Baeriswyl. Les acteurs sont des amateurs de talent, et les
élèves de l'Ecole Normale s'entraînent pour des ballets
chatoyants de papillons ou de feuilles mortes. L'oeuvre a
laissé un fort souvenir, entre autres la scène de Saint
Nicolas protégeant les enfants pauvres des rigueurs de l'hiver.
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