La guerre sur toute l'Europe s'est déchaînée depuis trois
mois. L'armée suisse est mobilisée, elle garde nos
frontières. Les Fêtes qui approchent sont teintées de gris
parce qu'on pense aux absents, et l'on espère qu'ils rentreront
pour Noël. Ce qui ne sera, hélas, pas le cas! Saint Nicolas
viendra quand même, après que les organisateurs sur terre ont
longuement hésité à maintenir la Fête.
La carte et le poème rendent pleinement compte de la
situation. Le soldat massif et calme monte la garde
(le
Régiment fribourgeois est dans la région bâloise). L'âne au
regard malicieux s'est couvert du drapeau
suisse. Père
Fouettard fait un peu le pitre, les avions sont menaçants.
Mais... "Le Saint étendit trois doigts..." .
Le geste
miraculeux permet tous les espoirs. Et le soldat peut rêver de
paix.
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