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Quel soulagement ! Enfin, la guerre a cessé le 7
mai. L'étau
brusquement se desserre. C'est la joie et le pas de danse des
angelots évoque la polka. Père Fouettard réapparaît et le V
de la victoire remplace le salut militaire de
1939. La colombe
lâchée aux cieux en 1943, est revenue avec un rameau
d'olivier, un message scellé de l'arbalète suisse puérilement
attaché à son cou.
Remarquons que, pour une fois
Saint Nicolas a lâché sa crosse. En outre, le paysage terrestre qui avait disparu sous
l'écran guerrier, réapparaît avec le groupe obligé de la
cathédrale et du Collège St-Michel. Le poème, enfin, fait
allusion à la consécration d'un nouvel Evêque, Monseigneur
François Charrière succédant à Monseigneur Marius
Besson. Le
fanion agité par l'angelot de droite donne à Mgr Charrière
des armoiries hautement symboliques: au globe terrestre
surmonté de la croix, emblème de l'Eglise universelle, est
opposé le chaudron du fromager d'alpage, rappelant que le
nouvel Evêque est gruérien, originaire de Cerniat, ce qui ne
peut que réjouir Eugène Reichlen.
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