C'est peut-être encore en pensant à l'Abbé Bovet que Reichlen
fait de sa carte un hommage à la
musique. Ce qui nous vaut un
retour en force des anges du Paradis, chargés de représenter
les plus jeunes Collégiens, costumés en pages médiévaux, qui
ouvrent le cortège
en chantant la Complainte. S'y ajoutent les
tambours et les fifres, dont la stridence rend le brouillard de
décembre encore plus frissonnant.
La mélodie est celle de la Complainte de Saint
Nicolas, dont
l'origine fort ancienne est inconnue. Ce chant solennel
accompagne le rythme lent du cortège et il fait partie des
éléments indispensables au respect de la tradition dans la
Saint-Nicolas fribourgeoise.
Saint Nicolas, séduit par la musique, s'est assis comme au
concert. Il porte sur ses genoux le symbole de ses miracles,
comme il apparaît sur ses plus anciennes images.
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