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La qualité des projets présentés par le même auteur était telle
qu'il fut finalement décidé d'en sélectionner deux.
Notons qu'Hubert Fernandez est le troisième créateur de la carte
qui choisit de faire des beaux-arts sa profession (après
Olivier Suter et Nicolas Ruffieux). Sans doute y en
aura-t-il encore d'autres dans le futur.
Cette première image reprend le thème de Saint Nicolas
protecteur de la cité. Il ne me déplaît pas que la Suisse
entière soit évoquée par un drapeau qui dépasse les marges
étroites de la carte ... et de Fribourg. |
La Légende des trois enfants ressuscités, à laquelle les
cartes n'ont fait allusion qu'une fois en 1926, est reprise
d'une façon originale et intéressante. Elle replace en effet le
miracle dans le décor d'un chalet d'alpage. Comment ne pas
penser à Eugène Reichlen, qui avait si bien su, dès 1917,
intégrer la Légende aux coutumes et paysages fribourgeois ! Et
pourtant, il est peu probable que le Collégien de 1980 ait connu
cette documentation.
Cette année-là, Berrnard est Saint-Nicolas. Comme son frère
Pierre-Yves en 1974, il découvre dans les yeux des enfants tant
d'attente, de confiance et d'émerveillement qu'il en ressent
lui-même beaucoup d'émotion et une impression durable. |