2005

Le 3 décembre 2005, le cortège de la Saint-Nicolas est le centième qui partira des hauteurs de la citadelle du Belzé pour se rendre en parcourant les rues de Fribourg, à la Cathédrale. C'est, en effet, en 1906, qu'un groupe d'élèves de sixième littéraire du Collège Saint-Michel, a réintroduit une tradition interrompue par décret des autorités en 1764 (cf. les pages d'introduction). II convenait donc de célébrer cet anniversaire avec faste. Un vaste programme a été mis sur pied dans le but principal de réunir le plus possible d'anciens Collégiens ayant tenu le rôle de Saint Nicolas, ou ayant accepté une autre responsabilité dans l'organisation. Plus de 700 ont répondu à l'appel. Les plus anciens Saint-Nicolas retrouvés ont tenu le rôle en 1933 et 1934!

La veille de la Fête un concert a été donné en l'église du Collège par la Fanfare, le Chœur et l'organiste titulaire de la dite église. Le Musée d'art et d'histoire du Canton de Fribourg a organisé une splendide exposition des œuvres d'art se rapportant à Saint Nicolas, et un livre richement illustré raconte tout sur cette fête du Moyen-Âge jusqu'à nos jours.

Pour les cartes, les élèves concernés par le concours de projets ont travaillé avec un tel enthousiasme et une telle réussite que le jury jugea nécessaire de publier les trois premiers classés. Il y a donc en 2005 trois cartes officielles, toutes trois contenant des éléments imprimés à l'or.

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Carte 1. Auteur: Caspar Engel

Carte 2. Auteure: Eléonore Dénervaud

Carte 3. Auteure: Fanny Dreyer

La première (carte 1) fait allusion au patronage de Saint Nicolas auprès des matelots. Plusieurs de ses miracles habituellement retenus sont en effet des sauvetages en mer. Ici, c'est le cours de la Sarine, dans sa portion historiquement commerçante pour les drapiers et les tanneurs fribourgeois. Le paysage de la Grand-rue (ou "Reichengasse") prend en compte les bâtiments anciens tels qu'ils apparaissent dans les anciennes gravures, avec une minutie et un talent dignes d'éloges.

La seconde carte (carte 2) brille de mille feux: la crosse, la mitre, le décor paysager forment dans l'empreinte de la grande rosace, un écrin digne de recevoir la splendeur d'un vitrail très séduisant. L'utilisation subtile de la gouache permet des nuances d'une rare beauté

Quant à la troisième (carte 3), elle se sert d'une autre technique, celle de l'aquarelle. Son style est très moderne dans le dessin des personnages et Saint Nicolas explose de joie pour accueillir les enfants qui viennent lui demander protection. Le décor rappelle vaguement celui du miracle des trois enfants ressuscités Il y a en effet trois garçons, mais ils sont entourés de quatre fillettes. Il est significatif de constater que, depuis que les classes de Saint-Michel sont devenues mixtes, les jeunes étudiantes sont de plus en plus nombreuses dans toutes les tâches d'organisation ainsi que dans les rôles des personnages du cortège. Sauf pour Saint-Nicolas ... bien sûr! En revanche elles recherchent volontiers le rôle du Père Fouettard, sans doute pour se venger avec un brin d'ironie. Et pour le dessin des trois cartes, relevons le succès de deux jeunes filles. La première carte est signée Caspar Engel, la seconde, Eléonore Dénervaud et la troisième Fanny Dreyer.

 


 

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