2ÈME PARTIE: 1956 À NOS JOURS

Introduction à la deuxième partie

1956 marque le cinquantenaire de la restauration du cortège de la Saint-Nicolas par les Collégiens de St-Michel. En même temps, l'innovation s'impose pour la publication de la carte, puisque Eugène Reichlen ayant pris sa retraite n'est plus là pour proposer de sa propre initiative un dessin bien conçu. De plus, la Rédaction du Message du Collège désire marquer ce cinquantième anniversaire par un numéro spécial en y introduisant en particulier le premier cliché-couleur de son histoire: ce sera tout naturellement la carte-souvenir de l'année. En quête d'idées, le rédacteur proposa un concours ouvert à tous les élèves du Collège. Dix projets (seulement !) furent reçus au secrétariat, sous enveloppe fermée munie d'une devise garantissant l'anonymat. Le dessin retenu fut celui de Vincent Carrard (Ière phil. C) qui avait choisi pour devise "Et dans cent ans, serai un crâne"! Ce collégien, doué dans les activités artistiques, devint un architecte très actif à Genève, où il a ouvert un bureau après de brillantes études à l'Ecole polytechnique fédérale.

Par la suite, Ignace Ruffieux, professeur de dessin successeur de M. Reichlen, reprendra l'idée du concours en proposant systématiquement le thème à tous ses élèves. Un jury, composé en général du Recteur, du Préfet, des Proviseurs, et bien entendu du Professeur de dessin, choisit ensuite l'image destinée à la publication et à la vente. Le nombre des propositions monta vertigineusement. Il me souvient d'avoir dû opérer le choix devant des murailles entièrement couvertes de représentations très diverses inspirées par la Fête et par le Saint Patron de Fribourg. Il n'est pas certain que le choix du Jury ait été toujours le meilleur possible - car les avis y furent parfois très divergents - et l'on peut regretter la foule de bons projets qui ne seront jamais sortis de l'anonymat. Comme aussi le fait qu'il ne fut pas toujours suffisamment tenu compte de la ressemblance trop étroite entre plusieurs cartes choisies de cette manière. Tout de même, compte tenu de la perpétuelle répétition du sujet lui-même, la collection offre une belle diversité, tant sur le plan du traitement du thème que sur celui son expression artistique.

Cette manière de procéder allait durer, avec des hauts et quelques "bas", jusqu'en 1999. A cette date, le concours fut restreint aux élèves ayant choisi les beaux-arts comme branche à option du baccalauréat. C'est en effet cette année-là que fut introduit le nouveau règlement du maturité fédérale qui prévoit les options. Le premier résultat de cette innovation - qui mettait en concurrence 29 élèves seulement au lieu des grandes foules des années précédentes - donna des résultats tout simplement merveilleux, dont la carte de 1999 est la meilleure preuve. C'est de bon augure pour aborder le 21ème siècle et préparer le centenaire de la renaissance.

Louis Dietrich


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